Raphaël Glucksmann rejects double primary, calls for left-wing unity for 2027 presidential election
Raphaël Glucksmann, leader de Place publique, affirme jeudi 4 juin sur franceinfo ne pas vouloir "être une candidature de plus" pour la présidentielle de 2027, et appelle à "créer un rassemblement et une dynamique politique" à gauche, tout en rejetant le principe d'une double primaire proposée par le premier secrétaire du PS Olivier Faure.
L'ancienne tête de liste du Parti socialiste aux européennes ne s'est pas encore déclaré candidat à la présidentielle. "Je ne doute de rien", se défend Raphaël Glucksmann, qui se donne trois mois avant de se déclarer car il ne veut pas être "une candidature de plus". Il appelle la gauche à mettre les "égos de côté" pour trouver "la bonne personne pour nous faire gagner cette élection" et pas seulement "pour être premier à gauche."
"Nous allons gagner cette élection"
"Ce que je veux, c'est réunir mon camp, c'est-dire-à tous les Français qui croient encore dans une gauche républicaine et démocratique, que nous allons gagner cette élection", déclare-t-il. La "conviction que nous allons gagner cette élection" est l'élément fondamental pour "créer un rassemblement et une dynamique politique" dans "notre espace politique patatoïde et pas vraiment carré".
Raphaël Glucksmann affirme n'avoir "pas compris" la proposition d'Olivier Faure d'une double primaire. Le Premier secrétaire du Parti socialiste propose d'organiser un premier vote pour désigner le candidat socialiste, puis un vote plus large avec les autres forces de gauche pour désigner un candidat unique.
"Je ne pense pas que, quand on a une primaire, qui est une machine à perdre, deux primaires, ce serait une machine à gagner."
Raphaël Glucksmann, leader de Place publique
à franceinfo
Raphaël Glucksmann déplore un "processus interminable que personne ne comprend et qui donne le tournis à l'ensemble des sympathisants socialistes."
Le député européen plaide en revanche pour des discussions rapides au sein de la gauche, et avec la direction du Parti socialiste. "Ce que nous allons faire, c'est de discuter pour comprendre comment on peut se rassembler dans un processus qui doit être extrêmement clair et rapide", explique-t-il. Il affirme n'avoir "aucun doute" sur le fait que ces discussions aboutissent à "un processus simple et lisible pour tout le monde" afin de trouver une candidature unique. Une urgence, selon lui, alors que "pendant ce temps-là, un Jordan Bardella et un Jean-Luc Mélenchon sont en campagne" et qu'ils "parlent aux Français".






