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Rennes : des policiers municipaux sensibilisent des élèves au code de la route
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20 Minutes·3 sa önce·🇫🇷France·Education

Rennes : des policiers municipaux sensibilisent des élèves au code de la route

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20 Minutes
Yayıncı
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« Est-ce qu’on peut rouler à vélo sur le trottoir ? » La question du policier municipal fait lever les mains. « Oui mais que jusqu’à 8 ans », répondent les enfants. « Mais quand on a plus de 8 ans, on fait comment s’il n’y a pas de piste cyclable ? », interroge Cléophée. « Bah, on roule sur la route », lui répond Louis.

Dans cette petite école du centre-ville de Rennes, plusieurs policiers municipaux sont venus en tenue pour sensibiliser des élèves de CE1 et CE2 au Code de la route. L’objectif ? Les abreuver de conseils pour leur éviter de se mettre en danger lorsqu’ils marchent à pied, circulent à vélo ou roulent en trottinette. A l’issue de plusieurs ateliers de sensibilisation, les élèves repartiront avec leur « pass piéton ». Ce dispositif national, qui fête cette année ses 20 ans, a-t-il permis de former de « bons piétons » et de « bons cyclistes » respectueux des règles ? Difficile à évaluer. Mais l’initiative perdure.

« Ca enlève le tabou de l’uniforme »

« Le partage de l’espace public n’est déjà pas simple pour les adultes. Alors imaginez pour les enfants ce que cela représente. Ils peuvent être perdus, ne pas savoir où et quand traverser, où regarder. Nous sommes là pour les conseiller. » Serge fait partie des policiers municipaux volontaires pour arpenter les écoles de Rennes et faire passer le fameux « permis piéton ».

Chaque année, près de 1.500 enfants de CE1 et CE2 y sont formés. « Ce sont des enfants qui commencent à aller seuls à l’école ou à leurs activités. C’est important pour nous de les aider. Même quand ils sont accompagnés, ils nous racontent parfois que leurs parents regardent leur téléphone en traversant ou les font descendre de la voiture du mauvais côté », embraye Karine, policière municipale. Au fil des ateliers, les agents tentent donc d’éveiller les consciences et de rappeler le danger encouru dans la rue. Leur mission est essentielle. Mais porte-t-elle ses fruits ? « Je l’espère. En tout cas, ça crée un lien entre la police et les enfants, ça enlève le tabou de l’uniforme », estime Serge.

Des chiffres alarmants chez les adolescents

Alors que les chiffres alarmants de la Sécurité routière viennent d’être dévoilés, la prévention semble être une des clés pour faire baisser le nombre de tués. L’an dernier, 58 enfants de moins de 13 ans ont perdu la vie dans un accident de la route. C’est pire chez les adolescents, avec 133 adolescents de 14-17 ans tués, soit 39 de plus que l’année précédente. « Quand on travaille avec les enfants, ce sont des adolescents et des adultes que nous retrouverons plus tard sur des vélos ou en voiture. On doit leur apprendre les bons comportements », assure Serge. « Surtout qu’ils en parlent à leurs parents. Ils sont sans filtre, ils peuvent leur faire la morale », détaille le policier municipal.

Bien regarder avant de traverser, ne pas courir, ne pas s’engager sans précaution même si le petit bonhomme est vert, ne pas rouler à vélo avec des oreillettes, mettre son casque… Voici le genre de conseils distillés par les policiers. « J’ai appris qu’il fallait bien regarder le conducteur dans les yeux, pour voir s’il nous a vus », témoigne Malivanh. Chaque jour, la fillette de 8 ans vient à l’école à pied ou à vélo. « Mais je préfère venir à pied, comme ça, on peut marcher dans le parc, on est en sécurité. Quand je viens à vélo, on prend la route, il y a plein de voitures, de camions et ça pue. Il y en a qui ne font pas attention à nous. J’ai peur d’avoir un jour un accident », raconte-t-elle.

Notre dossier sur la sécurité routière

Son camarade Clément vient aussi à vélo jusqu’à son école. « Il faut être bien attentif aux voitures. Des fois, il y en a qui passent très près de moi, donc je dois me coller au trottoir. Ça me fait un peu peur ». A leur hauteur, la silhouette d’un bus devient énorme et la trottinette électrique file à l’allure d’une fusée. Raison de plus pour les alerter mais aussi les rassurer. « Moi, je n’aime pas aller seule quelque part. Je fais attention quand je marche ou que je fais de la trottinette mais parfois, ça me fait peur », embraye Cléophée.

Agée de 8 ans, la fillette sait pourtant qu’elle voudra passer son permis de conduire quand elle en aura l’âge. « Pour aller voir mes grands-parents ou partir me promener ». Cléophée, comme tous les autres enfants que nous avons rencontrés, assure qu’elle sera prudente et respectera toujours le Code de la route. D’ici à ce qu’elle soit en âge de passer son permis, elle devra composer avec tous ces adultes qui ont oublié les règles élémentaires depuis bien longtemps.

This article was originally published by 20 Minutes.

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