Syrie : La nouvelle Assemblée du peuple, un test pour la transition post-Al-Assad
En resumen
- La Syrie forme sa première Assemblée du peuple post-Al-Assad, avec 70 députés nommés par le président de transition Ahmed Al-Charaa et 140 élus indirectement.
- L'ONU salue une étape, mais le scepticisme règne quant au réel pouvoir de cette assemblée face à un exécutif concentré.
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Por qué importa
La Syrie entre dans une nouvelle ère politique avec la formation de son premier Parlement post-Al-Assad, un an et demi après la prise de pouvoir du président de transition Ahmed Al-Charaa.
Le véritable test de la transition politique en Syrie s’ouvre avec la formation du premier Parlement de l’ère post-Al-Assad. Un an et demi après avoir pris le pouvoir, en décembre 2024, et dissous l’Assemblée du peuple, qui fut une simple chambre d’enregistrement de la dictature du clan Al-Assad pendant cinq décennies, le président de transition, Ahmed Al-Charaa, a achevé la formation de la nouvelle Assemblée. Mercredi 1er juillet a été annoncé le nom des 70 députés choisis par le président pour siéger aux côtés des 140 parlementaires élus au scrutin indirect. La nouvelle législature sera inaugurée lundi 6 juillet pour une période de trente mois, renouvelable.
L’envoyé spécial adjoint des Nations unies pour la Syrie, Claudio Cordone, a salué une « étape importante dans la transition politique de la Syrie ». Le scepticisme domine néanmoins parmi les observateurs quant à la capacité de la nouvelle Assemblée à servir de réel contrepouvoir face à l’exécutif. Aux termes de la déclaration constitutionnelle de mars 2025, qui a fixé la période de transition à cinq ans avant la tenue d’élections directes, le Parlement dispose de pouvoirs limités face au président Al-Charaa. En l’absence de premier ministre, ce dernier concentre l’essentiel des pouvoirs. Le processus de désignation de la nouvelle Assemblée, dont les Syriens ont été tenus à l’écart, ainsi que les partis politiques, toujours interdits dans le pays, a, en outre, été critiqué pour son manque de représentativité et de transparence.
Preguntas abiertas
- L'Assemblée pourra-t-elle réellement contrebalancer l'exécutif ?
- Comment les partis politiques seront-ils intégrés à l'avenir ?
- Quel sera le rôle des Syriens dans les futures élections directes ?





