Un deuxième bronze de Camille Claudel, "L'Âge mûr", retrouvé et bientôt aux enchères
En resumen
- Un deuxième exemplaire du bronze "L'Âge mûr" de Camille Claudel, perdu depuis le début du XXe siècle, sera vendu aux enchères à Paris le 20 septembre.
- Découvert par une famille ignorante de sa valeur, il est estimé à 1,5 million d'euros.
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Un nouvel exemplaire du bronze L'Âge mûr de Camille Claudel, dont la trace avait été perdue depuis le début du XXe siècle, sera proposé aux enchères le 20 septembre à Paris après sa découverte "improbable", a annoncé mercredi 1er juillet le cabinet d'expertise Lacroix-Jeannest.
Cette redécouverte intervient un an et demi après la vente très médiatisée d'un premier exemplaire, retrouvé fortuitement en septembre 2024 dans un appartement parisien inhabité. La médiatisation de cette vente, conclue le 16 février 2025, a permis l'identification d'un second bronze.
Conservée en région parisienne à la suite d'une succession, l'œuvre se trouvait entre les mains d'une famille qui en ignorait la valeur et l'origine. Celle-ci a pris contact avec le commissaire-priseur Matthieu Semont huit jours seulement après la vente du premier exemplaire, après avoir reconnu la sculpture à la télévision. "C'est en voyant les images du bronze numéro un qu'ils ont fait le rapprochement avec celui qu'ils possédaient", a expliqué Alexandre Lacroix lors d'une présentation à la presse.
Selon les experts, la trace de cet exemplaire – le numéro cinq – avait été perdue depuis les premières présentations à la galerie d'Eugène Blot, en 1907 et 1908. "Déjà, une œuvre comme ça, c'est juste extraordinaire dans nos métiers, mais deux, c'est incroyable", a souligné Élodie Jeannest.
L'œuvre est estimée au départ à 1,5 million d'euros, mais le cabinet d'expertise Lacroix-Jeannest et Matthieu Semont espèrent faire aussi bien que la précédente vente conclue à 3,1 millions d'euros (3,6 millions avec les frais). Cette nouvelle version sera proposée par la maison de vente Philocale à l'Hôtel Drouot, le 20 septembre, à l'occasion des Journées du patrimoine.
Cette œuvre emblématique de Claudel représente un cycle de vie, incarnée par trois personnages, dont une femme agenouillée, symbolisant la passion déchirante entre la sculptrice et Auguste Rodin, mais aussi sa descente aux enfers après sa rupture avec le célèbre sculpteur.
Également intitulée La Destinée, Le Chemin de la vie ou La Fatalité, l'œuvre n'existe qu'en cinq exemplaires de cette dimension de 61,5x85x37,5 centimètres. Celui-ci est signé "C. Claudel" et porte aux pieds de l'implorante le numéro cinq ainsi que le cachet du fondeur et ami indéfectible de la sculptrice, Eugène Blot, "EUG. BLOT PARIS".





