Vaste offensive conservatrice en Afrique : une charte pour la famille et les valeurs africaines discutée à Accra
En resumen
- Une offensive conservatrice se déploie en Afrique, promouvant une charte pour la famille et les valeurs africaines.
- Discutée à Accra, l'initiative ougandaise vise à contrer l'influence occidentale, mais rencontre des oppositions en raison de conflits avec les engagements internationaux et les droits individuels.
Resumen generado por IA
Le récent durcissement des lois contre les homosexuels dans plusieurs pays africains n’est que la face la plus visible d’une vaste offensive conservatrice sur le continent. Menée au nom de la défense d’une identité culturelle supposément pervertie par l’influence occidentale, elle prend notamment la forme d’une charte pour la famille, la souveraineté et les valeurs africaines. Son contenu a été à nouveau discuté lors de la 4e Conférence interparlementaire africaine, organisée à Accra du 3 au 6 juin.
Lancée par l’Ouganda en 2023, l’entreprise est portée par des réseaux de parlementaires proches des mouvements chrétiens réactionnaires encouragés à transformer ce qui n’est encore qu’un texte amendable d’une trentaine de pages en document juridique approuvé par les représentations nationales. Voire endossé par l’Union africaine, au même plan que la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples de 1981.
A Accra, les représentants de 20 pays ont exprimé leur soutien à l’initiative. L’Afrique du Sud et le Mozambique se sont, en revanche, abstenus. En regrettant pour le premier que la charte entre en conflit avec ses engagements internationaux et sa Constitution, qui rejette toute discrimination fondée sur l’orientation sexuelle. Le Mozambique a, pour sa part, posé comme préalable l’organisation d’une consultation nationale avant d’adhérer à une vision qui balaie tout ce qui, il y a peu encore, était considéré comme des acquis pour les droits individuels, et ceux des femmes en particulier.





