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Venezuela : des secouristes français témoignent de la dévastation après les séismes
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Venezuela : des secouristes français témoignent de la dévastation après les séismes

En resumen

  • Des secouristes français décrivent la ville de La Guaira dévastée par deux séismes au Venezuela, avec des milliers de disparus et des immeubles effondrés.
  • Malgré des conditions difficiles et des répliques, les équipes internationales, dont 85 Français, travaillent sans relâche pour retrouver des survivants, avec un succès miraculeux mais une course contre la montre.

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Por qué importa

Deux tremblements de terre ont frappé la ville côtière de La Guaira au Venezuela, causant d'importants dégâts et de nombreuses victimes. Les secouristes internationaux sont mobilisés pour retrouver des survivants.

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La connexion WhatsApp est instable. A La Guaira, d'où le capitaine Timothée parvient à joindre franceinfo, "il ne reste plus grand chose". La ville côtière du Venezuela est de loin la zone la plus touchée par les deux tremblements de terre survenus à une minute d'intervalle, mercredi 24 juin.

"C'est un endroit normalement très touristique mais qui est aujourd'hui méconnaissable", raconte à franceinfo ce militaire français de la sécurité civile actuellement déployé sur place. "Tout autour de nous, les immeubles sont en grande majorité totalement effondrés. Ce qui représente des milliers de disparus."

Arrivés dès samedi matin sur place, le capitaine Timothée et ses 84 collègues français quadrillent une zone d'intervention qui s'étend "sur 10 à 15 km de large". "Les conditions sont difficiles, car il fait chaud, c'est très humide et les risques de réplique sont un paramètre à prendre en compte, détaille le militaire. Hier matin [lundi], on en a subi une de magnitude 5,1. C'est extrêmement dangereux."

A l'aide de quatre chiens renifleurs, les équipes françaises sondent chaque immeuble, chaque étage, chaque amoncellement de béton. "Et souvent, résume le capitaine Timothée, on tombe sur des corps sans vie."

Il y a quelques heures, une "grande émotion" a pourtant saisi l'équipe de la Sécurité civile, lorsqu'un homme d'une quarantaine d'années et un adolescent ont pu être localisés. "Vous imaginez ? Ils étaient en vie alors qu'ils étaient coincés depuis 90 heures sous les décombres, souffle le secouriste, qui appartient au 7e régiment d'instruction et d'intervention de la sécurité civile (RIISC). On a passé plusieurs heures à percer, à déblayer avant de les atteindre et de les prendre en charge. Il s'agissait d'un père et de son fils. Vu le temps passé, et vu la taille de la poche de survie dans laquelle ils étaient, c'est de l'ordre du miracle... Car c'est une course contre la montre que l'on mène."

Une semaine après tremblement de terre, le temps est en effet compté. Si le dernier bilan publié mardi soir par Caracas faisait état de 1 943 morts et plus de 10 000 blessés, il risque fort de s'aggraver. "Il y a 50 000 disparus... Cela va clairement augmenter de manière significative", prévient Tom Fletcher, le secrétaire général-adjoint d'Ocha, le bureau de Nations unies qui coordonne les affaires humanitaires.

Pour "retrouver les survivants" et "sauver les plus de monde possible", les secours vénézuéliens ont déjà été rejoints par "trente-cinq" équipes internationales. Elles viennent "de toute la région, d'Europe, du Qatar, de Jordanie, et même les Syriens envoient une équipe !" Cela représente "plus de 1 600 secouristes entraînés et plus de 100 chiens", se réjouit Tom Fletcher.

Lundi, l'armée américaine a ainsi rouvert le port de La Guaira, permettant le débarquement d'aide humanitaire. L'USS Fort Lauderdale, un navire amphibie de transport de troupes et de matériel, s'est ancré dans les eaux de la cité balnéaire, dont la plupart des résidences avec piscine se sont effondrées comme des châteaux de carte.

La Nasa estime à près de 59 000 le nombre de bâtiments endommagés ou détruits. Et encore, "il s'agit d'une évaluation préliminaire et rapide" qui "reflète une modification brutale de la surface", précisent les chercheurs, qui s'appuient sur des images satellitaires.

Ici et là, d'autres équipes sont actuellement en route pour le Venezuela. Quand franceinfo l'a joint, Omar Suarez se trouvait sur le tarmac de l'aéroport de Valence, en Espagne, prêt à embarquer dans un avion. "Nous partons à huit, notre mission va être de reconnaître les bâtiments dans les zones qui nous seront attribuées, de rechercher et de localiser des personnes vivantes potentielle", raconte le responsable d'Usar, une association humanitaire espagnole spécialisée dans les opérations de recherche en milieu périlleux. "Nous embarquons avec nous des marteau-piqueurs, des pioches, de scies, mais aussi de l'équipement médical aérien pour l'assistance et du matériel de sauvetage pour l'extraction."

L'équipe est aguerrie aux terrains difficiles. Ces dernières années, elle a été déjà mobilisée en urgence lors des tremblements de terre en Turquie, à Haïti ou encore au Pérou. Pour le moment, les huit sauveteurs espagnols resteront au Venezuela "au minimum jusqu'à dimanche". Les 85 militaires français de la sécurité civile, eux, n'ont pas encore programmé leur retour.

Preguntas abiertas

  • Quel sera le bilan final des victimes ?
  • Combien de temps durera la mission de secours ?
  • Quelles seront les conséquences à long terme pour la région ?

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This article was originally published by France Info.

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