65 interpellées à Paris après des violences entre supporters autour du canal Saint‑Martin avant la finale de la Coupe de France
Des supporters niçois et Lens s’affrontent; plusieurs blessés, dont un grièvement, et des armes retrouvées lors des interpellations
L'essentiel
- 65 personnes ont été placées en garde à vue à Paris après des bagarres impliquant des supporters niçois autour du quai de Valmy, en marge de la finale de la Coupe de France entre Nice et Lens.
- Des armes blanches, cagoules et gants coqués ont été retrouvés; six blessés, dont un grièvement, ont été dénombrés.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La finale de la Coupe de France entre l’OGC Nice et Lens est classée à risque et se tient au Stade de France avec un dispositif policier important.
65 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue à Paris dans la nuit du jeudi 21 au vendredi 22 mai, après des bagarres ayant éclaté autour du quai de Valmy, dans le 10e arrondissement, près du canal Saint-Martin. Une centaine de supporteurs de Nice, opposés à Lens en finale de la Coupe de France, se sont réunis vers 23 h 30 et ont circulé le long du canal Saint-Martin avant qu’une importante rixe n’éclate près du restaurant L’Atmosphère, pour un motif non établi à ce stade. Des vidéos filmées par des voisins montrent des personnes s’affrontant autour du restaurant et jetant des chaises sur la devanture du bar. Six personnes ont été blessées, dont une grièvement. Les forces de l’ordre sont intervenues et ont interpellé 65 individus, qui ont été placés en garde à vue, « notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences », selon la préfecture de police. Des armes blanches, des armes par destination, des cagoules et des gants coqués ont été retrouvés sur place. Selon le parquet de Paris, sur les 65 interpellés, quatre sont des mineurs. « Sur le lieu des interpellations, ont été retrouvés des gants coqués, des protège-dents, des cagoules à l’effigie du club OGC Nice », a précisé le ministère public. Une autre source policière évoque la découverte d’un couteau à pain à lame de 20 centimètres et de traces de sang dans une rue du 10e. Certaines victimes n’auraient pas de lien avec le milieu du supporterisme, selon cette source, et seraient de simples badauds. Le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, a condamné ces agissements sur X: « Ce jeudi soir, peu avant minuit, une centaine de supporteurs de l’OGC Nice, affichant, pour certains, une proximité avec l’extrême droite, ont pris à partie et violemment agressé des Parisiennes et des Parisiens aux abords du canal Saint-Martin. Je souhaite réaffirmer que Paris, fidèle à son histoire et ses valeurs, ne laissera aucune place aux groupuscules d’extrême droite pour déployer leur haine. » Il a également remercié les forces de l’ordre pour « leur réactivité et leur grand professionnalisme ». Le maire du XIe arrondissement, David Belliard, a dénoncé « un cortège de militants d’extrême droite en plein Paris, qui se battent et sont violents ». « Ces gens n’ont rien à faire là. Nous ne voulons ni d’eux ni de leur idéologie raciste ici », a ajouté l’élu écologiste. « C’est une honte pour l’image du football et du supporterisme », a estimé la ministre des Sports Marina Ferrari. « Ils étaient juste là pour casser ». Le club de Nice a déclaré que ces comportements étaient « absolument inacceptables et en totale contradiction avec les valeurs et principes qu’il défend au quotidien », appelant à la responsabilité et au sang-froid pour que de tels faits ne se reproduisent plus. La Fédération française de football a déploré des comportements « contraires aux valeurs de respect, de fraternité et de convivialité que porte le football français ». Le match et le dispositif autour de l’événement ont été accompagnés d’un grand dispositif sécuritaire: plus de 2 000 policiers mobilisés, et la préfecture de Seine-Saint-Denis a décidé d’interdire la vente et la consommation de boissons alcoolisées sur place et aux abords immédiats du Stade de France.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Des dispositifs de sécurité renforcés lors de futures finales ou grands événements sportifs pourraient être maintenus ou étendus.
Probable · En quelques semaines
Les autorités pourraient engager des poursuites contre les mineurs impliqués et renforcer le cadre légal autour des violences liées au sport.
Possible · En quelques semaines
Une enquête pourrait être ouverte sur des liens potentiels avec des éléments d’extrême droite et des phénomènes de “rassemblement” autour de l’événement.
Possible · En quelques semaines
Questions ouvertes
- Quel est le bilan précis des blessés et des interpellés?
- Quelles mesures sportives ou juridiques seront prises à l’encontre des personnes impliquées?
- Des liens avec des groupes d’extrême droite ont-ils été établis ou investigués?




