Access to healthcare in France: long waiting times and structural issues
L'essentiel
- A new study reveals significant delays in accessing healthcare in France, with cardiology appointments averaging 42 days.
- The issue affects all regions and demographics, prompting calls for structural reforms and task delegation, inspired by ophthalmologists' successful reorganization.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
A study by Doctolib with the Jean Jaurès foundation reveals significant delays in accessing medical appointments across France. The delays vary by specialty, with cardiology having the longest wait times. This issue is not confined to rural areas but also affects urban populations, including young people and professionals.
« On n'a jamais été exposé à une telle nécessité et difficulté de se soigner », s’alarme mardi 19 mai sur franceinfo, Martial Jardel, président de l’association Médecins solidaires.
Selon l’étude Cartes de France de l’accès aux soins 2026, réalisée par Doctolib avec la fondation Jean Jaurès et dévoilée en exclusivité par ICI mardi, les délais pour obtenir un rendez-vous varient fortement selon les spécialités. La cardiologie enregistre le délai moyen le plus long (42 jours), devant la dermatologie (32 jours), l’ophtalmologie (21 jours), puis la gynécologie et la psychiatrie.
« On est face à un problème structurel plus large. C'est vraiment un problème presque de civilisation sur l'accès aux soins », insiste Martial Jardel, qui pointe des solutions.
Ces difficultés concernent l’ensemble du territoire. « Ça touche tout le monde, ça touche les territoires ruraux avec sa population et les cadres et les jeunes aussi. Ça, c'est un peu la surprise, souligne le médecin. On pensait que les territoires urbains étaient épargnés de cette notion de désert médical qui ne touchait que la ruralité. Ce n'est pas le cas ».
Les écarts restent néanmoins très importants. En cardiologie, il faut en moyenne 16 jours pour obtenir un rendez-vous à Paris, contre 164 jours dans le Gers.
Certaines spécialités ont toutefois réussi à réduire les délais. Martial Jardel souligne l’adaptation des ophtalmologistes, qui « en moins de dix ans ont divisé par deux le délai moyen d'accès (...) alors qu'ils sont restés à effectifs constants ».
« Ils ont réorganisé complètement la filière de l’ophtalmologie, en se faisant notamment aider par des orthoptistes et en développant des nouvelles filières avec les opticiens, en allant vers une forme de délégation de tâches ».
« Ils se sont délestés d'une certaine partie de leurs charges au profit d'autres professions qui pouvaient le faire », explique-t-il.
Une évolution qui, selon le président de Médecins solidaires, n’a pas encore eu lieu ailleurs : « Visiblement, ça n'a pas été fait en cardiologie (...) ni en médecine générale ». Selon lui, en médecine générale, « on va dans le même sens avec cette idée de développer les assistants médicaux ».
Une solution qu’il a lui-même adoptée : « Le jour où j'ai recruté mon assistante médicale, ma situation (...) s'est transformée », confie-t-il, alors qu’il était à deux doigts du burn-out.
Pour le médecin, l’enjeu dépasse la seule question du nombre de praticiens : « Un des leviers majeurs (...) ça ne va pas être juste d'augmenter le nombre de médecins, ça va être d'améliorer l'organisation structurelle des filières d'accès aux soins ».
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Further development of medical assistants in general medicine.
Probable · En quelques mois
Increased pressure on the government to implement structural reforms in healthcare organization.
Très probable · En quelques mois
Questions ouvertes
- What specific structural reforms are being considered by the government?
- What is the current status of implementing medical assistants in general medicine?
- Are there any plans to replicate the ophthalmology model in other specialties?
- What is the projected timeline for addressing these healthcare access issues?




