Alexis Tsipras appelle à un « renouveau démocratique » en Grèce
Face à l’Acropole et la colline de la Pnyx, où siégeait l’assemblée des citoyens en Grèce antique, l’ancien premier ministre de gauche (Syriza) Alexis Tsipras a appelé, mardi 26 mai, à un « renouveau démocratique » et à « reprendre en main le pays où la spéculation, la corruption et le clientélisme sont désormais la règle du pouvoir actuel ». Enumérant les scandales dans lesquels est englué l’actuel parti conservateur au pouvoir, Nouvelle Démocratie – « les écoutes illégales, la catastrophe ferroviaire de Tempé, le mépris de l’Etat de droit, la fraude aux aides agricoles européennes » –, M. Tsipras a souligné que « ce n’est ni la normalité ni la stabilité, comme le gouvernement essaie de nous en convaincre », et a jugé qu’il ne fallait pas « seulement changer de politique mais la manière de faire de la politique ». Son nouveau parti, ELAS (pour « coalition de la gauche grecque »), vise à « créer une alliance progressiste rassemblant la gauche radicale, la social-démocratie et l’écologie politique », a précisé l’ancien leader de gauche de 51 ans, acclamé par des milliers de supporteurs, au son de Bella Ciao – comme lors de son élection en 2015.



