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Anne Chopinet, première femme reçue première à Polytechnique
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Anne Chopinet, première femme reçue première à Polytechnique

L'essentiel

  • Anne Chopinet, première femme admise à Polytechnique en 1972, revient sur son parcours et le manque de femmes dans les sciences.
  • Reçue première à 18 ans, elle souligne l'importance du soutien parental et de la décision de Michel Debré d'ouvrir l'école aux femmes.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Anne Chopinet, reçue première à Polytechnique en 1972, est une figure pionnière pour les femmes dans les sciences. Elle revient sur son parcours et le manque persistant de femmes dans ces domaines.

Taille de police

En 1972, l’Ecole polytechnique s’ouvre aux femmes et Anne Chopinet y est reçue première, à 18 ans. Un séisme pour cette école militaire. Pour Le Monde, cette discrète militante de la cause des femmes et des migrants, qui se confie rarement à la presse, revient sur sa vie de femme, de mère et de haut fonctionnaire. Un demi-siècle après son coup d’éclat, cette fille d’ingénieur, petite-fille de polytechnicien, qui a grandi dans le 18e arrondissement de Paris au sein d’une famille de tradition gaulliste, constate le manque crucial de femmes dans le monde de la science et de l’industrie.

Je ne serais pas arrivée là…

Si je n’avais pas eu des parents scientifiques, qui m’ont donné très tôt le goût des sciences. Toute petite, avant les lettres, j’ai écrit des chiffres sur un tableau noir qu’ils avaient accroché pour nous, leurs six enfants. Pour moi, c’était naturel : les chiffres représentaient un langage, comme les lettres. Je suis très tôt entrée dans cette langue symbolique, pour le plaisir d’en comprendre la logique et la grammaire. Et les mathématiques sont restées rassurantes pour moi, parce qu’il y avait toujours une solution. Toute jeune, j’ai eu cette conscience que les problèmes qu’on nous posait dans le système scolaire contenaient des indices. Il suffisait de mener l’enquête.

Et je ne serais pas arrivée là, bien sûr, si Michel Debré [alors ministre de la défense] n’avait pas rendu possible l’entrée des femmes à l’Ecole polytechnique, juste l’année où je me présentais, en 1972 ! Ç’a été une coïncidence formidable et je suis reconnaissante à cet homme pour son engagement vis-à-vis de ce qu’on appelait à l’époque la « condition féminine ». J’ai vraiment été très touchée qu’il me reçoive après les résultats du concours et partage son émotion.

Questions ouvertes

  • Quelles sont les actions concrètes pour encourager plus de femmes dans les sciences ?
  • Comment le monde scientifique a-t-il évolué depuis 1972 ?

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This article was originally published by Le Monde.

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