Anti-obesity drugs impact consumer habits, sparking economic shifts
Un médicament peut-il influencer les ventes de soutiens-gorge, la taille des canettes de soda et la consommation de carburant dans les avions ? Peut-être. A mesure qu’ils se répandent dans les boîtes à pharmacie, les traitements anti-obésité, commercialisés notamment par les laboratoires Novo Nordisk et Eli Lilly, provoquent des changements de consommation, réels ou supposés, qui mettent en ébullition des pans entiers de l’économie.
Alors qu’un adulte américain sur huit s’est vu prescrire un analogue GLP-1, le petit nom de ces molécules révolutionnaires, les industriels de l’agroalimentaire sont aux premières loges pour observer le recul des ventes de chips, de sucreries et même d’alcool. Pepsi et Coca-Cola écoulent de plus en plus de mini-canettes. Le confiseur américain Hershey signale, lui, une hausse de 8 %, entre janvier et mars, des ventes de ses pastilles Ice Breaker, remèdes contre l’« haleine Ozempic », du nom d’un de ces médicaments.
Evidemment, les industriels tentent de se positionner sur les segments porteurs. Nestlé a annoncé, mercredi 3 juin, le rachat de la totalité du capital de l’allemand Yfood. Le suisse détenait, depuis 2023, 49 % de cette start-up qui fabrique des substituts de repas et vise à « remplacer la malbouffe ». En mars, Danone avait mis la main sur le britannique Huel, un autre acteur de la nutrition qui surfe sur les besoins des patients sous GLP-1 de compléter leur alimentation en protéines ou en fibres.






