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Brésil-Maroc : le premier choc du Mondial, entre pression et doutes
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Brésil-Maroc : le premier choc du Mondial, entre pression et doutes

L'essentiel

  • Le Brésil et le Maroc s'affrontent dans la nuit du 13 au 14 juin au MetLife Stadium, dans le New Jersey, pour le premier grand choc de la Coupe du Monde 2026.
  • Les deux équipes, candidates au titre, abordent le tournoi avec une forte pression et des incertitudes.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Le Brésil, en quête de sa sixième étoile depuis 24 ans, aborde le Mondial 2026 avec une campagne de qualification mitigée et une équipe en reconstruction. Le Maroc, demi-finaliste sortant, arrive également avec des interrogations après un changement de sélectionneur et des doutes sur la forme de certains joueurs.

Taille de police

Oubliez Hollywood Boulevard : le temps d’une soirée, c’est au MetLife Stadium, dans le New Jersey, qu’il y aura la plus forte concentration d’étoiles aux Etats-Unis. Et pour cause : avant d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2026, l’antre des Mets de New York sera le théâtre du premier grand choc de ce Mondial entre le Brésil, candidat naturel au sacre, et le Maroc, champion d’Afrique (en attendant la décision du TAS) et demi-finaliste sortant, dans la nuit du 13 au 14 juin (00h00, heure française).

Alors que les deux équipes croiseront ensuite l’Ecosse et Haïti dans le groupe C, Brésiliens et Marocains allumeront-ils le premier feu d’artifice de ce Mondial, comme attendu ? Rien n’est moins sûr entre deux sélections candidates déclarées à la victoire finale, mais qui ont posé le pied en Amérique du Nord avec des valises pleines de pression, mais aussi de doutes et d’incertitudes. À commencer par le Brésil, qui court après sa sixième étoile depuis 24 ans.

Le Brésil à la recherche de ses artistes

Disette ou pas, la Seleçao s’avance, comme toujours, en candidate naturelle à la victoire finale. Et ce malgré une campagne de qualification pénible avec six défaites en 18 matchs, terminée à la 5e place de la zone Amérique du Sud, à 10 points du leader argentin. Quart de finaliste du Mondial 2022 et de la Copa America 2024, surclassé par la France en mars dernier, le Brésil a perdu son lustre d’antan. Mais pas la pression populaire qui entoure la plus mythique des sélections.

"Les attentes sont grandes, ce sera difficile, mais nous sommes très enthousiastes, nous voulons gagner", a ainsi assumé Casemiro, à l’arrivée des siens dans leur camp de base du New Jersey. "Tout le monde sait quelles sont les attentes à l’égard du Brésil", a reconnu Carlo Ancelotti, le sélectionneur, estimant qu'il n'y avait "pas de favori" pour la victoire finale. "Il y a quelques équipes fortes et je pense que le Brésil peut rivaliser avec n’importe qui", a ajouté l’entraîneur Italien, un an après son arrivée sur le banc d’une Seleçao en crise.

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Courtisé par le Brésil depuis l’élimination en quarts de finale de la Coupe du monde 2022, l’Italien a finalement accepté de devenir le quatrième sélectionneur de la Seleçao en quatre ans en juin dernier, après une gifle reçue à Buenos Aires face aux champions du monde argentins (1-4). Depuis, l’entraîneur le plus titré de l’histoire en Ligue des champions "a insufflé de la confiance, mis tout le monde à l’aise afin que chacun puisse exploiter au mieux ses points forts à son meilleur poste", résumait Vinicius Jr fin 2025, "il nous répète sans cesse qu'il veut voir le peuple brésilien heureux, retrouver le football que nous avons toujours connu et essayer de remporter la Coupe du monde."

Pour son premier Mondial en tant que sélectionneur, Carlo Ancelotti a pourtant vu sa mission se compliquer, avec les forfaits de plusieurs titulaires (Rodrygo, Estevao, Eder Militao). À la recherche d'un profil créatif pour compenser, l’Italien a finalement rouvert la porte à Neymar, rappelé en sélection après deux ans d’absence. La fin d’un long feuilleton médiatique, qui a repris de plus belle avec la blessure au mollet de l’ancien Parisien, très douteux pour ce premier match. "Il progresse bien, il va bien, nous ne sommes pas pressés", a toutefois rassuré Carlo Ancelotti à l'arrivée du Brésil à Newark, dans le New Jersey

"Il faut être clair et transparent : Neymar va jouer s'il le mérite. C'est à l’entraînement que cela va se jouer. C'est important de ne pas placer les attentes sur un seul joueur."

Carlo Ancelotti, sélectionneur du Brésil

en conférence de presse

Meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (79 buts, 2 de plus que Pelé), Neymar sera l'un des cadres du groupe, comme Marquinhos : "J'ai confiance en ce groupe. Il n'est peut-être pas parfait, mais il est concentré, humble, altruiste. Mon idée est de miser sur le collectif, pas sur les individualités", a avancé l'ancien technicien parisien.

Un nouveau départ pour le Maroc

Offensivement, le Brésil s’en remettra surtout à Vinicius Jr. À 25 ans, l’attaquant du Real Madrid sort d’une saison réussie sur le plan statistique (22 buts, 14 passes décisives), mais sans performance marquante dans les grands rendez-vous. Souvent discret avec la Seleçao (8 buts en 48 sélections), Vinicius Jr est attendu comme le fer de lance de la Seleçao avec le Barcelonais Raphinha, même si Carlo Ancelotti compte aussi sur un autre Madrilène : Endrick (19 ans), revigoré par ses six mois à Lyon (8 buts, 8 passes décisives).

"Vinicius n'a jamais déçu lors des matchs importants. Je suis convaincu qu'il réalisera une excellente Coupe du Monde."

Carlo Ancelotti

en conférence de presse

Escorté par les doutes et la pression, le Brésil en saura un peu plus sur son potentiel à l’issue de son entrée en lice face au Maroc. Couronnés champions d’Afrique sur tapis vert (en attendant la décision du TAS), les Lions de l’Atlas sont, eux aussi, entourés d’interrogations à l’entame de leur septième phase finale de Coupe du monde, avec un statut à assumer : celui de demi-finaliste sortant. La colonne vertébrale de l’épopée de 2022 a d’ailleurs été conservée, avec Yassine Bounou, Noussair Mazraoui, Achraf Hakimi, ou encore Nayef Aguerd.

Le défenseur de l’OM fait toutefois partie des doutes, lui qui n’a plus joué depuis plusieurs mois, à cause d’une pubalgie. Très attendu à ce Mondial, comme il l’était à la CAN cet hiver, le Maroc arrive toutefois sur une dynamique de reconstruction. Après la démission de Walid Regragui à l’issue de la CAN (d’abord perdue sur le terrain), la fédération royale marocaine a en effet confié la sélection à Mohamed Ouahbi. Sacré champion du monde avec les U20 en 2025, ce dernier n’a eu que trois mois pour préparer la Coupe du monde.

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"Le processus de sélection s'est fait sur une période très courte. Je n'ai eu qu'un stage au mois de mars [sur lequel] on s'est beaucoup basé", a regretté le sélectionneur avant de s’envoler pour les Etats-Unis. Ce qui ne l'empêche pas d’avoir de l’ambition : "Nous ne pouvons pas disputer la prochaine Coupe du monde en pensant uniquement à bien défendre (...) Nous avons une génération dotée d'un immense talent technique et nous devons en tirer parti". Des jeunes talents comme le Lillois Ayoub Bouaddi ou le Strasbourgeois Samir El Mourabet, convoqués pour ce Mondial.

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Le Brésil et le Maroc vont-ils allumer le premier feu d'artifice de ce Mondial ?

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Questions ouvertes

  • Le Brésil retrouvera-t-il son lustre d'antan ?
  • Le Maroc confirmera-t-il son statut de demi-finaliste ?
  • Neymar sera-t-il apte à jouer et à performer ?

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