Canicule : des hôpitaux et écoles manquent de climatisation
L'essentiel
- Face aux fortes chaleurs, des hôpitaux et écoles en France manquent de climatisation.
- Des conditions difficiles pour des bébés malades et des élèves, poussant à des mesures d'urgence et à des adaptations d'emploi du temps.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Face à la canicule, des établissements scolaires et hospitaliers en France rencontrent des problèmes de climatisation, entraînant des conditions difficiles pour les patients et les élèves.
Dans les couloirs d’un hôpital pour enfants à Tours (Indre-et-Loire), des moyens de fortune sont mis en place : ventilateurs devant les berceaux, couvertures de survie aux fenêtres...
Dans une chambre, il fait 30 degrés. Un bébé est né en avril. Il souffre d'une malformation cardiaque. Son père filme et décrit : "Nous sommes en train de tous transpirer avec un ventilateur pour nous rafraîchir. Notre seule manière d'avoir de l'air, c'est de pouvoir entrouvrir une fenêtre, mais bloquée par un cadenas." Des conditions extrêmement difficiles, alors que le bébé a subi une importante opération il y a deux jours. La maman sort de l'hôpital pour raconter son inquiétude : "Il a déjà du mal à se réguler, en plus il a de la température, il fait très chaud, on n'arrive pas à descendre la température, donc c'est très difficile pour lui et ça fatigue encore plus son cœur. On prend du retard sur sa guérison parce qu'au lieu de chercher à se guérir, il cherche déjà à se refroidir."
La direction de l'hôpital affirme que la rénovation est en cours. Trois des cinq bâtiments sont déjà rafraîchis et des centaines de fenêtres seront changées à partir de la semaine prochaine.
800 écoles et collèges vont modifier leur emploi du temps
Face à la chaleur, les moyens du bord sont utilisés : couverture de survie aussi dans un hôpital à Dax (Landes) ou sur les fenêtres d'une école à Guéret (Creuse). En banlieue parisienne, ce sont les parents eux-mêmes qui ont acheté et posé des isolants avec l'accord de la mairie. La mesure divise. "Faute de mieux, c'est déjà pas mal. Ça peut permettre de protéger, c'est bien", estime une femme. "C'est un peu du bricolage", commente un homme.
Le maire de la ville reconnaît avoir accepté toutes les bonnes volontés pour parer au plus urgent. "Nos bâtiments, que ce soit nos écoles, nos crèches, nos équipements, ne sont pas adaptés puisqu'ils ont été conçus à des périodes où on n'était pas soumis à ces fortes températures. Donc on s'adapte par des mesures d'urgence", indique Pierre Crosnier-Leconte, maire de Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).
Presque 800 écoles et collèges vont modifier leur emploi du temps ou même fermer leurs portes lundi 22 à mardi 23 juin. Les élèves sans solution seront accueillis dans des établissements moins exposés.
Questions ouvertes
- Quand les rénovations seront-elles achevées ?
- Quelles sont les conséquences à long terme sur la santé des bébés ?




