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Cannes 2026: Political speeches and awards dominate the closing ceremony
Culture
Le Figaro Actualités23.05.2026Culture3 dk okumaFrance

Cannes 2026: Political speeches and awards dominate the closing ceremony

L'essentiel

  • The Cannes Film Festival closing ceremony was marked by political speeches and awards.
  • Cristian Mungiu, Xavier Dolan, Marie-Clémentine Dusabejambo, Nadine Labaki, and Andreï Zviaguintsev delivered politically charged messages.
  • Isabelle Huppert paid tribute to Barbra Streisand, who was absent.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

The Cannes Film Festival closing ceremony featured political speeches from award winners, addressing global conflicts and societal issues. A controversy involving Canal+ and Vincent Bolloré also fueled debate on the Croisette.

Taille de police

S’invitera-t-elle sur scène ? La question ne concernait plus la chanteuse Barbra Streisand, qui a dû déclarer forfait en amont, mais de la polémique Canal +. Née d’une pétition visant Vincent Bolloré et relancée par la réaction de la chaîne cryptée, elle a transformé la Croisette en tranchée. Les smokings sont restés nets, mais des egos ont été froissés. Les Américains ont dû ne pas être surpris : nous avons, chez eux, la réputation d’avoir la manifestation facile. La maîtresse de la cérémonie de clôture ne pouvait y couper, elle a donc fait une allusion discrète dans son discours. Le festival a « conjugué deux passions françaises, affirme Eye Haïdara, celle pour le cinéma et les débats ». Rien de plus ? C’est que les différents intervenants avaient des revendications plus bruyantes à faire entendre...

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Palmes de la platitude

Le Festival de Cannes a renoué avec sa tradition des discours très politisés. Le lauréat de la palme d’or, Cristian Mungiu, a épinglé « l’état du monde aujourd’hui qui n’est pas le meilleur ». Le réalisateur de Fjord n’est pas « fier de ce qu’on laisse à nos enfants », il réclame donc plus « d’empathie et de bienveillance ». Obtient-il la palme de platitude ? Pas si sûr, la concurrence ayant été rude avec le chouchou du cinéma d’auteur Xavier Dolan, qui a proposé un commentaire alambiqué de la situation à Gaza.

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Du Rwanda au Liban, même indignation

D’autres lauréats ont porté des voix plus claires. Marie-Clémentine Dusabejambo n’avait pas besoin de notes. Elle savait ce qu’elle voulait dire en remerciement de la Caméra d’or, ce prix qui récompense un premier film. Pour Ben’Imana, elle a récolté le souvenir de femmes qui ont vécu dans leur chair le génocide rwandais. Leur éloge est une leçon. Nadine Labaki, elle, a hésité à faire le déplacement. « Était-il sage de quitter mon pays qui traverse une guerre dévastatrice ? », s’est demandé la réalisatrice libanaise de Capharnaüm (2018), chargée de remettre un prix. Elle a rappelé, triste jeu de mots, que le pays du Cèdre vit les « pires scénarios ».

Vladimir Poutine interpellé

Andreï Zviaguintsev estime que le chef du Kremlin finira par entendre son message. Même si Vladimir Poutine ne regardait pas France 2, samedi soir, son entourage se ferait l’écho de sa revendication. Le réalisateur de Minotaure lui demande de mettre fin à sa « boucherie » . « Des millions de gens de part et d’autre de la ligne de conflit espèrent la fin du carnage et le seul qui puisse le faire est le président de Russie », insiste le cinéaste, qui a reçu le grand prix. La médaille d’argent.

La déclaration d’Isabelle Huppert à Barbra Streisand

Sa voix, mais aussi son caractère et même ses « mains ». Pour Isabelle Huppert, Barbra Streisand n’est pas seulement une grande chanteuse et une réalisatrice « courageuse », elle possède aussi les plus belles menottes de l’histoire du cinéma. L’Américaine n’a pas pu faire le déplacement à Cannes pour recevoir sa palme d’or d’honneur. Elle a alors laissé la Française parler pour elle. Sur scène, Isabelle Huppert célèbre une femme « qui pense, qui désire, qui choisit ». « Ma chère Barbara, je me souviens de vous dans chacun de vos films », jure l’actrice des Valseuses, avant d’évoquer l’envers de l’icône : « Il y a toujours une femme seule derrière sa partition, son texte, son film. Une femme qui ne s’est jamais sentie tout à fait à l’aise avec la célébrité et ne croyait qu’en le travail ». Isabelle Huppert parlait-elle, aussi, un peu d’elle-même ?

La France primée

Le premier prix tricolore revient à un film sur nos années sombres. Dans Notre salut, le réalisateur Emmanuel Marre part sur les traces d’un de ses aïeuls qui s’est fourvoyé Vichy. Une proposition audacieuse qui lui a valu le prix du scénario. Quant à Virginie Efira, elle repart avec le prix d’interprétation féminine. La moitié, du moins. Elle a reçu la récompense ex aequo avec sa consœur dans le film Soudain, la comédienne et mannequin Tao Okamoto. Au micro, Efira n’a pu retenir ses larmes.

Un palmarès qui voit double

Questions ouvertes

  • Will the political statements influence public opinion or policy?
  • What is the long-term impact of the Canal+ controversy on the festival?
  • How will the international community respond to the filmmakers' appeals?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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