Chevaux tagués et blessés : indignation après des actes de cruauté près de Valenciennes
L'essentiel
- Deux chevaux ont été tagués à la peinture et un troisième retrouvé grièvement blessé près de Valenciennes.
- Une cagnotte a été lancée pour les soins vétérinaires, et une enquête est demandée.
Résumé généré par IA
L’indignation est à la hauteur de la gravité des faits. Samedi 30 mai au soir, Kelly et Charlotte, propriétaires de deux chevaux, ont découvert avec stupeur que leurs animaux avaient été tagués à la peinture par des malfaiteurs dans leur pâture à Wallers, en banlieue de Valenciennes.
Le matin même, à deux kilomètres de là, un autre cheval appartenant à l’une des deux femmes a été retrouvé grièvement blessé dans un fossé.
«Il était dans un sale état. J’ai cru qu’il allait mourir sur place, s’émeut Charlotte auprès de France 3 Régions. Je pense qu’ils ont voulu le taguer mais qu’il a eu peur du spray et c’est pour ça qu’il s’est retrouvé dans le fossé». Pour cet ancien cheval de course réformé, pas de dessins obscènes ou de croix gammées sur le corps mais de profondes plaies ouvertes qui ont nécessité plusieurs interventions chirurgicales en urgence.
«Une importante mobilisation a été nécessaire pour le sortir de là, avec l’intervention des pompiers et des vétérinaires», poursuit la jeune femme, qui a lancé une cagnotte pour pallier les nombreux frais engendrés. À l’heure d’écrire ses lignes lundi soir, plus de 3000€ avaient déjà été récoltés. L’animal est quant à lui hospitalisé à la clinique vétérinaire de Gand (Belgique) pour une durée minimale de trois semaines sous surveillance constante.
Quant aux deux autres chevaux, victimes de cet acte de vandalisme, une jument et un hongre de 6 ans, l’inquiétude porte surtout sur la toxicité de la peinture utilisée. Une plainte devait être déposée par les deux femmes.
L’association FUTUR, qui lutte contre la maltraitance animale, a lancé un appel à témoins et demande qu’une enquête soit ouverte. «Jusqu’où ira la bêtise humaine ?», s’interroge-t-elle sur son compte Instagram.
La publication a dépassé le million de vues en quelques heures et suscite une vive indignation. De leur côté, les maires des deux communes concernées, Wallers et Bellaing, ont pris contact avec Kelly et Charlotte. Les images de vidéosurveillance pourraient permettre d’identifier les suspects. En attendant, les deux femmes sont à la recherche de nouveaux pâturages pour leurs animaux.




