Contrôle aérien en France : le ministre reconnaît des lacunes
L'essentiel
- Le ministre des Transports français, Philippe Tabarot, a admis que le contrôle aérien du pays n'est pas à la hauteur du trafic, citant un rapport sénatorial critique.
- Il a toutefois affirmé que des réformes sont en cours et que la situation s'améliore.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Un rapport sénatorial critique a souligné la faible performance du contrôle aérien français par rapport à l'Europe, entraînant des retards et des pertes financières.
Le contrôle aérien en France n'est pas à la hauteur du trafic des avions qui survolent son territoire, a admis, mercredi 1er juillet, le ministre des Transports, Philippe Tabarot. "On parle souvent (...) du contrôle aérien qui doit se moderniser, qui doit améliorer ses performances au bénéfice de l'ensemble du système aérien", a-t-il expliqué devant le congrès de la Fédération nationale de l'aviation et ses métiers (Fnam) à Paris, et après la remise d'un rapport parlementaire très critique.
Selon ce texte de la commission des Finances du Sénat publié fin juin, intitulé "Les points de blocage de la performance de la direction des services de la navigation aérienne et les moyens de les surmonter", la France est la moins performante dans ce domaine en Europe. Les sénateurs ont conclu à "6,6 millions de minutes de retards de vols en 2025, entraînant une perte de 800 millions d'euros pour les compagnies et des désagréments forts pour les passagers". Ils pointent une "allocation trop rigide" des effectifs de contrôleurs, tenant trop peu compte des variations du trafic dans la journée, la semaine et l'année, et "l'obsolescence de l'architecture technique".
"La France est un pays qu'on dessert malheureusement moins"
"J'ai engagé une vraie réforme en profondeur avec nos équipes, notamment avec les recrutements, une plus grande flexibilité pour renforcer les équipes en période de fort trafic, et puis une transformation de l'organisation du travail. Ce n'est pas une mince affaire", a fait valoir Philippe Tabarot. "La situation s'améliore", a-t-il affirmé. "Sur les cinq premiers mois de l'année, les retards ont chuté de 35% après l'année horribilis de l'an dernier, alors même que le trafic poursuit sa croissance", a-t-il souligné. En juin 2026, a-t-il ajouté, la France a même battu son record mensuel de trafic aérien contrôlé, traditionnellement établi en juillet ou août.
Le président de la Fnam, Pascal de Izaguirre, s'était montré auparavant plus sévère dans son discours. En raison d'une fiscalité lourde et d'un contrôle aérien défaillant, "la France est un pays qu'on survole de plus en plus et qu'on dessert malheureusement moins", a-t-il déploré. "Et j'en veux pour preuve un chiffre éloquent : le nombre de vols arrivant et partant de France a diminué depuis 2019. Entre 2019 et 2025, il a diminué de 2%, alors que le nombre de survols a augmenté de 15%", a-t-il détaillé.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Amélioration continue des performances du contrôle aérien français.
Probable · Moyen terme
Questions ouvertes
- Quand les réformes annoncées porteront-elles pleinement leurs fruits ?
- Quel sera l'impact à long terme sur l'attractivité de la France pour le trafic aérien ?






