Coût du gaz en France : la CRE alerte sur une hausse significative pour les derniers clients d'ici 2050
L'essentiel
- La Commission de régulation de l'énergie (CRE) alerte sur un "effet de ciseau tarifaire" pour le gaz en France d'ici 2050.
- Avec la baisse de consommation et d'utilisateurs, les coûts d'entretien des infrastructures gazières augmenteront significativement pour les clients restants, potentiellement de 3,5% par an hors inflation.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La Commission de régulation de l'énergie (CRE) a publié un rapport évaluant les coûts des infrastructures gazières et leur impact sur les tarifs pour les clients d'ici 2050. Un précédent rapport de 2023 avait déjà souligné la nécessité de maintenir la majorité du réseau.
Qu’il s’agisse encore de gaz fossile ou bien de gaz renouvelable, combien de clients se chaufferont-ils encore au gaz dans un quart de siècle ? Et donc à quel prix ? Moins il y aura de consommation, plus les derniers clients restants paieront cher le coût pour entretenir les diverses infrastructures gazières (réseaux de transport et de distribution, sites de stockage souterrain, terminaux méthaniers dans les ports).
C’est cet « effet de ciseau tarifaire » que décrit la Commission de régulation de l’énergie (CRE) dans son nouveau rapport sur l’avenir de ces infrastructures à l’horizon 2050. Diffusé mercredi 1er juillet par l’autorité administrative indépendante, ce document de 44 pages vise à évaluer les coûts des infrastructures et donc l’impact sur le tarif à payer par chaque client pour leur entretien. Car, même en cas de forte baisse de la consommation gazière, la majorité du réseau de transport (opéré par NaTran et Teréga) et de distribution (opéré par GRDF) restera nécessaire, selon un précédent rapport de la CRE, publié en 2023.
Au vu des objectifs de la lutte contre le dérèglement climatique, le gouvernement veut faire chuter la part du gaz fossile, encore très largement majoritaire. A l’inverse, il veut augmenter celle du gaz renouvelable, le biométhane (à partir de déchets agricoles, industriels ou ménagers) pour faire en sorte qu’elle prenne le dessus à l’horizon 2050.
Quelle que soit la part de gaz fossile et de gaz renouvelable, la CRE a travaillé à partir de trois scénarios, avec des baisses plus ou moins fortes de la demande en gaz. Abstraction faite des aléas climatiques, la demande de gaz a été en France de 471 térawattheures (TWh) en 2025, pour des industriels mais aussi environ 10 millions de clients résidentiels.
Des scénarios de l’Ademe
Si la consommation chute de 56 % pour s’établir à 165 TWh en 2050, avec une baisse de 60 % des utilisateurs raccordés au réseau de distribution, la somme payée par les derniers clients restants augmentera « de façon significative » pour l’entretien des infrastructures, selon les calculs de la CRE. Soit une hausse d’« environ 3,5 % par an hors inflation jusqu’en 2050 » – dans le rapport, l’évolution n’est pas exprimée en euros par mégawattheure.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Les tarifs du gaz pour les clients restants en France augmenteront d'environ 3,5% par an hors inflation jusqu'en 2050.
Très probable · Long terme
Questions ouvertes
- Comment les tarifs seront-ils ajustés concrètement en euros ?
- Quelles mesures le gouvernement prendra-t-il pour atténuer cette hausse ?
- Quel sera l'impact social de cette augmentation ?



