Crash Rio-Paris : Air France et Airbus reconnus coupables d'homicides involontaires
L'essentiel
- Dix-sept ans après le crash du vol Rio-Paris (228 morts), Air France et Airbus ont été jugés coupables d'homicides involontaires par la cour d'appel de Paris.
- Ils sont condamnés à une amende symbolique de 225 000 euros.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'est abîmé en pleine nuit dans l'Atlantique le 1er juin 2009, entraînant la mort de ses 228 occupants. Lors du premier procès, Air France et Airbus avaient été relaxés.
Ils avaient été relaxés à l'issue du premier procès sur cet accident, le plus meurtrier de l'histoire des compagnies françaises, qui avait fait 228 morts en 2009.
Un revirement judiciaire. Dix-sept ans après le crash du vol Rio-Paris dans l'Atlantique, qui avait fait 228 morts, la cour d'appel de Paris, a jugé, jeudi 21 mai, Air France et Airbus coupables d'homicides involontaires, les déclarant "seuls et entièrement responsables" de l'accident le plus meurtrier de l'aviation française. La cour d'appel de Paris a donc suivi les réquisitions du parquet général.
Cette condamnation est essentiellement symbolique, car en tant que personnes morales, la compagnie aérienne et le constructeur sont condamnés à la peine maximale d'amende de 225 000 euros. Lors du premier procès, la compagnie aérienne et le constructeur avaient pourtant été relaxés. En première instance comme en appel, Airbus et Air France se sont farouchement défendus de toute responsabilité pénale. Pointant des mauvais choix faits par les pilotes dans l'urgence, le représentant d'Airbus a estimé à la barre que "les facteurs humains ont été pré-déterminants" dans l'accident.
Le 1er juin 2009, le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris s'est abîmé en pleine nuit dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage, entraînant la mort de ses 216 passagers et 12 membres d'équipage. A bord de l'A330 immatriculé F-GZCP, se trouvaient des personnes de 33 nationalités, dont 72 Français et 58 Brésiliens.
Questions ouvertes
- Quelles seront les conséquences concrètes de cette condamnation symbolique pour Air France et Airbus ?




