Cuba unveils major market economy reforms amid deep crisis
L'essentiel
- Le Premier ministre cubain, Manuel Marrero Cruz, a présenté jeudi 18 juin un programme de 176 réformes économiques visant à introduire des éléments de l'économie de marché, face à une profonde crise.
- Ces mesures, les plus profondes depuis 1959, touchent l'entreprise privée, l'investissement étranger, les impôts et le marché des changes, dans un contexte de pression américaine accrue.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le Premier ministre cubain a présenté un programme de réformes économiques profondes devant le Parlement, le jeudi 18 juin, dans un contexte de crise économique et de pression américaine accrue.
Le premier ministre cubain, Manuel Marrero Cruz, a présenté devant le Parlement, jeudi 18 juin, un vaste programme de réformes en faveur de l’économie de marché, au moment où l’île communiste affronte une profonde crise économique. Le haut responsable a énoncé 176 propositions que doivent approuver les députés de l’Assemblée nationale, touchant de nombreux domaines de l’économie cubaine.
Ces dispositions touchent, notamment, l’organisation des entreprises privées, des groupes publics, des banques, du tourisme, de l’agriculture, des investissements étrangers, des impôts et du marché des changes.
« C’est plus qu’un ensemble de mesures, il s’agit du programme de réforme économique le plus profond qui ait été annoncé au cours des soixante-dix dernières années de l’histoire économique du pays, depuis la victoire de la révolution de 1959 », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) l’économiste cubain Daniel Torralbas, basé à Londres.
Parmi les réformes annoncées figurent la transformation « de l’entreprise publique socialiste en société commerciale par actions ou à participation », l’autorisation d’entreprises privées de plus de 100 salariés, la participation de capitaux étrangers dans le secteur privé, l’ouverture de comptes en devises pour les particuliers.
Contexte international tendu
L’agriculture, le tourisme, le secteur bancaire, le marché des changes sont désormais ouverts à l’investissement privé, national ou étranger. Les Cubains vont pouvoir posséder plus d’une entreprise privée et des participations dans d’autres sociétés. Jusque-là, l’investissement étranger se limitait à des co-entreprises avec des sociétés d’Etat.
Une réforme des impôts est également annoncée – avec la mise en place d’une TVA – et les négociations salariales au sein des entreprises vont être permises. Aucun calendrier n’a cependant été communiqué, pour l’heure, par les autorités.
Ces annonces interviennent alors que le président américain, Donald Trump, applique une politique de pression maximale sur l’île, soumise, depuis près de cinq mois, à un blocus pétrolier de facto. Washington, qui impose un embargo à Cuba depuis 1962, ne cache pas son souhait de voir un changement de modèle économique, voire de régime, sur l’île située à environ 150 kilomètres des côtes de la Floride.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Les réformes pourraient améliorer la situation économique cubaine à moyen terme.
Possible · Moyen terme
La pression américaine sur Cuba pourrait s'intensifier suite à ces réformes.
Probable · Court terme
Questions ouvertes
- Quel est le calendrier précis pour la mise en œuvre de ces réformes ?
- Comment les États-Unis réagiront-ils à ces changements ?
- Quel sera l'impact réel sur la vie quotidienne des Cubains ?





