Destructions au Liban : le Premier ministre condamne des actes "systématiques"
L'essentiel
- Le Premier ministre libanais Nawaf Salam condamne les destructions systématiques menées par Israël dans le sud du Liban.
- En visite sur place, le ministre de la Défense israélien Israël Katz promet de maintenir la zone de sécurité.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Les forces israéliennes ont établi une zone de sécurité dans le sud du Liban après des affrontements avec le Hezbollah.
Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné, mercredi 12 août, les destructions "systématiques" dans le sud du Liban, où Israël a reconnu démolir "toutes les maisons" dans le secteur contrôlé par son armée.
La démolition des maisons, des infrastructures, des bâtiments gouvernementaux et des lieux sacrés constitue "une grave violation des principes et des règles du droit international", a dénoncé le chef du gouvernement libanais. Selon lui, affirmer que les villes et villages de la région "sont exclusivement des 'infrastructures militaires'") comme le fait Israël, "ne peut servir de prétexte à leur destruction, à déplacer leurs habitants et empêcher leur retour".
De son côté, le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, s'est rendu dans le sud du Liban, mercredi. "L'armée est ici pour protéger les localités du nord [d'Israël] et ses propres forces. Nous nettoierons cette zone", a-t-il promis. "Nous ne nous retirerons en aucun cas des zones de sécurité, ni au Liban, ni en Syrie, ni à Gaza", a-t-il insisté. L'armée y "détruit les infrastructures souterraines" des groupes armés et "toutes les maisons", a affirmé le ministre.
Les forces israéliennes ont établi dans le sud du Liban voisin une "zone de sécurité" sur une bande d'environ 10 kilomètres le long de la frontière. Lors de la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah cette année, plus d'un million de personnes, en majorité dans le sud du Liban, ont été déplacées du fait des frappes israéliennes. La majorité ont pu rentrer chez elles, mais beaucoup n'ont pas pu retrouver leurs maisons.
Interrogé sur les propos d'Israël Katz, un responsable du département d'Etat américain a répondu que les Etats-Unis s'attendaient à ce que "toutes les parties agissent conformément au cadre qu'elles ont accepté, et Israël a clairement déclaré qu'il n'avait aucune ambition territoriale au Liban". "Une présence militaire permanente dans le Sud-Liban n'est pas compatible avec les engagements pris dans l'accord-cadre, ni avec la paix et la sécurité à long terme des deux Etats", a-t-il souligné.
Questions ouvertes
- Comment évoluera la pression diplomatique américaine ?
- Quel sera l'impact à long terme pour les déplacés ?





