Didier Deschamps prévient ses joueurs contre l'Irak : "Ne les considérez pas comme une petite équipe"
L'essentiel
- Didier Deschamps met en garde l'équipe de France contre la sous-estimation de l'Irak, qualifié pour sa première Coupe du monde en 40 ans.
- Malgré une défaite initiale contre la Norvège, l'Irak a montré de la résistance et pourrait adopter une approche plus prudente face aux Bleus.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
L'Irak se qualifie pour sa première Coupe du monde en 40 ans et a montré une certaine résistance malgré une préparation perturbée par la guerre. La France est favorite mais Didier Deschamps insiste sur la prudence.
Est-ce que l'Irak, ça vous dit quelque chose ? Ne les considérez pas dans votre tête comme une petite équipe parce que ce n'est pas le cas.
Dans une causerie captée par les caméras de la Fédération française de football à trois jours du match, Didier Deschamps a pris soin d'avertir ses troupes du danger de se voir déjà vainqueur de l'adversaire le plus faible du groupe sur le papier. La leçon a été bien apprise par ses joueurs puisque la prudence était de mise à chaque rendez-vous médiatique ces derniers jours, jusqu'à la conférence de presse de veille de match, dimanche 21 juin.
Kylian Mbappé a notamment insisté sur le fait qu'il était concentré sur ce match contre l'Irak quand un journaliste norvégien lui a demandé s'il attendait surtout son duel avec Erling Haaland et la Norvège. "C'est une équipe qui a des automatismes, des relations techniques entre les joueurs parce que ce sont pratiquement toujours les mêmes qui jouent ensemble. Il ne faut pas penser que ça va être un match facile", a appuyé Didier Deschamps.
Qualifié pour sa première Coupe du monde depuis quarante ans, l'Irak a arraché le dernier billet qualificatif lors d'un barrage intercontinental face à la Bolivie (2-1), fin mars. Malgré une préparation largement perturbée par la guerre au Moyen-Orient, la sélection de Graham Arnold a signé de bons résultats en préparation. Le match nul contre une équipe d'Espagne, certes remaniée (1-1), a rappelé qu'il ne fallait jamais sous-estimer son adversaire. Le score de son premier match du Mondial, perdu contre la Norvège (1-4), ne reflète pas la résistance des Lions de Mésopotamie.
L'Irak devrait prendre moins de risques que face à la Norvège
"Contre la Norvège, très bonne équipe, à la 75e, ils étaient menés 2-1. Il faut qu'il n'y ait dans l'esprit d'aucun de vous cette pensée que ça va être facile parce qu'on est l'équipe de France. D'autres équipes ont pensé ça et joué contre des équipes plus faibles que l'Irak, et se sont dit 'tôt ou tard, on va faire la différence'. Ces grosses équipes, elles ne l'ont pas fait. Je ne veux pas qu'à nous, ça nous arrive", a prévenu Didier Deschamps.
Interrogé sur la physionomie de match à laquelle il s'attend, Lucas Digne n'est pas entré en profondeur dans les détails. "Cela va être un match très intense. Ils vont jouer pour rester dans la compétition. Ce sera un match très physique. On sait dans quel système ils jouent avec leur 4-4-2 à deux attaquants. Ce sera un match assez direct", s'est-il brièvement projeté, samedi.
Hayder, un supporter irakien qui ne rate rien de ce qui touche de peu ou de près à la sélection irakienne, s'attend à un match plus mesuré de son équipe qu'il y a six jours : "Contre la Norvège, l'objectif n’était pas du tout de garer le bus. Je pense que Graham Arnold ne prendra pas le même risque contre la France. À mon avis, l'équipe sera beaucoup plus prudente et cherchera surtout à éviter une lourde défaite. Je m'attends plutôt à un bloc bas et à des contres rapides", explique-t-il à franceinfo: sport.
"J'ai demandé si nous pouvions faire jouer trois gardiens, mais on m'a répondu que non".
Graham Arnold, le sélectionneur de l'Irak
blagueur, en conférence de presse
Armes en transition rapide
Parmi les joueurs à surveiller, ce Franco-Irakien, qui n'a pas pu faire le déplacement à cause de la difficulté d'obtenir un visa pour les États-Unis, identifie le buteur Aymen Hussein, "très puissant physiquement et excellent dans le jeu aérien". Son nom avait été évoqué dans la presse avant même la compétition après son interrogatoire de sept heures à son arrivée sur le sol américain. Loin d'être déstabilisé, il a ensuite inscrit le premier but de son pays à la Coupe du monde depuis 1986.
"Merchas Doski, notre arrière gauche est vraiment très solide défensivement. Je pense sincèrement qu’il peut poser beaucoup de problèmes aux ailiers français, vous pourriez être surpris par son niveau", prévient Hayder, qui évoque aussi trois joueurs particulièrement dangereux en contre : Ali Jasim, Marko Farji et Ahmed Qasem. Les Bleus n'ont plus gardé leur cage inviolée depuis six matchs et devront veiller au grain pour éviter que la mauvaise série ne se poursuive.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
L'Irak adoptera une stratégie défensive prudente avec des contres rapides.
Probable · Immédiat
La France cherchera à marquer tôt pour sécuriser le match.
Probable · Immédiat
Questions ouvertes
- Quelle sera la tactique exacte de l'Irak ?
- La défense française tiendra-t-elle le coup ?
- L'Irak peut-il créer la surprise ?


