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Ebola: The Mystery of the Reservoir Animal
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Le Monde23.05.2026Santé2 dk okumaFrance

Ebola: The Mystery of the Reservoir Animal

L'essentiel

  • The origin of Ebola, which has caused 600 suspected cases and 139 deaths in the DRC, remains uncertain.
  • While fruit bats are suspected as the natural reservoir, scientific evidence is still lacking for most African viral studies.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

The origin of zoonotic diseases like Covid-19 and hantavirus is often traced to reservoir animals. For Ebola, suspected to have caused 600 cases and 139 deaths, fruit bats are the primary suspects, but definitive proof is sought.

Taille de police

A chaque épidémie, la même question revient quant à son origine. Et à chaque zoonose, la question se précise : quel est l’animal réservoir ? Le Covid-19 avait sa chauve-souris rhinolophe, le hantavirus a son rat pygmée des rizières à longue queue. Pour la fièvre hémorragique Ebola, dont le dernier épisode est déjà responsable de 600 cas suspects et de 139 morts, essentiellement en République démocratique du Congo (RDC), l’affaire est un peu plus compliquée.

Les publications scientifiques, les rapports des organisations internationales, les plans d’action anti-pandémie pointent tous vers les mêmes suspectes : les chauves-souris frugivores du groupe des Ptéropodidés. Ce seraient elles, ces réservoirs viraux avérés, qui maintiendraient le feu sous la marmite de pathogènes. Elles que d’autres animaux viendraient trop souvent croquer, au risque de se faire hôtes intermédiaires de la maladie. Elles encore que certaines populations locales approcheraient de trop près, et même consommeraient à l’occasion.

Les formulations de scientifiques restent toutefois prudentes. « On pense que les chauves-souris frugivores de la famille des ptéropodidés sont les hôtes naturels de l’orthoebolavirus », écrivait ainsi, en avril 2025, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la fiche consacrée sur son site à la maladie. Une étude publiée en 2023 dans la revue Biology Letters allait encore plus loin. Avec un titre explicite : « Les preuves robustes pour faire des chauves-souris des hôtes réservoirs manquent dans la plupart des études virales africaines ».

Lire aussi | Article réservé à nos abonnés Ebola : quel est le risque de propagation du virus au-delà de la RDC ?

Dans cette étude, une équipe internationale de spécialistes des chiroptères a compilé quarante-deux ans de littérature scientifique, de 1978, juste après la découverte (en 1976) du virus Ebola, à 2020. En tout, 162 études portant sur les deux groupes de filovirus responsables de fièvres hémorragiques mortelles chez les humains, Marburg et Ebola, ont été passées au crible. Pour Marburg, le virus a été isolé chez les chauves-souris, sa séquence a été comparée à celle du pathogène humain (99,3 % identique), les pics infectieux chez les roussettes égyptiennes ont été rapprochés des périodes épidémiques humaines. Enfin, l’infection en laboratoire d’un animal a établi qu’il pouvait porter et transmettre le virus sans présenter de symptômes…

Questions ouvertes

  • What is the definitive reservoir animal for the Ebola virus?
  • What is the exact mechanism of transmission from bats to humans?
  • Why is definitive scientific proof for the bat reservoir still lacking after decades of research?
  • What are the specific behaviors of local populations that increase risk of exposure?

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This article was originally published by Le Monde.

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