Enquête ouverte contre Wyylde pour complicité de viols collectifs filmés
L'essentiel
- Le parquet de Paris a ouvert une enquête contre le réseau social libertin Wyylde, soupçonné de complicité dans une affaire de viols collectifs filmés en Gironde.
- Dix-neuf hommes sont mis en examen et six victimes identifiées.
- Wyylde affirme coopérer avec les enquêteurs.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le réseau social libertin Wyylde est visé par une enquête du parquet de Paris pour complicité de viols collectifs filmés en Gironde, une affaire où 19 hommes sont mis en examen et six victimes identifiées.
La justice a décidé d’accélérer face aux accusations à l’encontre de Wyylde. Le parquet de Paris a indiqué jeudi avoir ouvert une enquête visant le réseau social libertin. Celui-ci est soupçonné d’avoir été utilisé dans une affaire de viols collectifs filmés en Gironde, confirmant ainsi une information de Politico.
Le Monde, qui a consacré en juillet une série d’articles à cette sordide affaire, a révélé que ce réseau avait été utilisé par le principal mis en cause, Christophe B., pour recruter des hommes amenés à violer collectivement plusieurs de ses compagnes successives. Dix-neuf hommes sont désormais mis en examen dans cette enquête ouverte pour viols collectifs filmés et accompagnés d'« actes de barbarie », selon le parquet de Bordeaux.
Six victimes identifiées
A ce stade, six victimes ont été identifiées, dont cinq se sont constituées parties civiles, a expliqué mi-juillet le procureur de Bordeaux, Renaud Gaudeul. L’affaire a débuté en 2023 lorsqu’une des victimes a déposé plainte contre son ex-conjoint, né en 1969, dénonçant « des viols collectifs commis par son compagnon et des hommes qu’il invitait », selon le parquet. D’autres compagnes successives ont déclaré avoir subi la même chose.
L’enquête concernant Wyylde a été confiée à la section de recherches de Paris. Elle est ouverte des chefs de « fourniture d’une plateforme en ligne pour permettre une transaction illicite en bande organisée, de complicité de diffusion de l’enregistrement d’images relatives à la commission d’une atteinte volontaire à l’intégrité de la personne, d’abstention volontaire d’empêcher un crime ou un délit contre l’intégrité d’une personne et de participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni de dix ans d’emprisonnement », a détaillé le parquet de Paris.
L'« effroi » de Wyylde
Wyylde a pour sa part indiqué jeudi avoir découvert « avec effroi » ces faits « extrêmement graves ». « Tout contenu illicite porté à notre connaissance est retiré immédiatement et signalé aux autorités », a ajouté la plateforme, assurant coopérer avec les enquêteurs.
Wyylde, qui a lancé dernièrement une campagne de publicité dans le métro parisien, est à la fois une plateforme de rencontres et un réseau social pour adulte. Spécialisée dans la pratique du libertinage, la plateforme est exploitée par la société Koala Interactive, basée à Levallois-Perret, dans les Hauts-de-Seine. Elle revendique sur son site Internet 7 millions d’utilisateurs inscrits et 700.000 visiteurs par jour.
Des dizaines de vidéos ont été retrouvées au domicile de l’ex-conjoint. Leur exploitation a permis de caractériser l’absence de consentement des femmes, selon le parquet de Bordeaux, qui a évoqué « des hurlements de douleur », mais aussi d’identifier des lieux où ont été commis les faits.
Questions ouvertes
- Quelle sera l'issue de l'enquête contre Wyylde ?
- Combien de victimes supplémentaires pourraient être identifiées ?
- Quelles mesures Wyylde prendra pour prévenir de futurs abus ?



