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Équilibre vie pro-perso : les Français privilégient le salaire à la qualité de vie
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France Info17.06.2026Business3 dk okumaFrance

Équilibre vie pro-perso : les Français privilégient le salaire à la qualité de vie

L'essentiel

  • Une étude Ifop révèle que seulement 16% des Français priorisent l'équilibre vie pro-perso, 70% préférant un meilleur salaire.
  • Cette tendance inverse celle post-Covid, où le temps libre était valorisé.
  • Les entreprises estiment mieux rémunérer leurs salariés que ces derniers ne le perçoivent.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Une étude Ifop pour la Fondation travailler autrement révèle un décalage entre les priorités des Français concernant l'équilibre vie professionnelle/vie personnelle et le salaire, ainsi qu'entre la perception des entreprises et des salariés sur la rémunération.

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Seulement 16% des Français considèrent que leur priorité est d'avoir un meilleur équilibre de vie, selon une étude Ifop pour la Fondation travailler autrement que franceinfo révèle mercredi 17 juin, en partenariat avec Les Échos. Quelque 70% (67%) des sondés préfèrent gagner davantage plutôt qu''avoir un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Ce résultat montre des chiffres comparables à ceux de 2008 et marque une rupture par rapport aux années qui ont suivi la pandémie de Covid-19. En 2022, 61 % des actifs étaient plus attachés au temps libre qu’au salaire. La tendance est désormais inversée.

Selon cette étude, 89% des entreprises estiment accorder une "juste" rémunération, tandis que seulement 63% des salariés ont le sentiment d’en percevoir une. Les cadres sont parmi les plus satisfaits de leur rémunération et sont donc plus nombreux (49%) que la moyenne (39%) à souhaiter gagner moins d’argent, mais avoir plus de temps libre.

Le salaire moyen net déclaré, hors rémunération variable, est de 2 321 euros par mois, toutes catégories confondues. Il varie de 1 846 euros pour un employé à 3 368 euros, en moyenne, pour un cadre. Les hommes restent mieux payés que les femmes : 2 508 euros nets mensuels pour un homme, contre 2 093 euros pour une femme. Des différences existent également entre les entreprises. L'étude pointe un écart de 700 euros entre le salaire moyen dans une TPE et celui d'un grand groupe de plus de 1 000 salariés.

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La fracture est d’autant plus marquée que, dans les grandes entreprises, s’ajoutent de nombreux avantages : intéressement, participation, titres-restaurant, comité d’entreprise ou encore couverture mutuelle pour toute la famille. Les titres-restaurant et la couverture mutuelle étendue aux ayants droit sont les avantages les plus répandus et ceux qui génèrent le plus d’utilité perçue par les collaborateurs.

Par ailleurs, l'étude pointe le décalage entre les salariés et les entreprises concernant les avantages les plus susceptibles de fidéliser un salarié. La plupart des salariés (22 %) privilégient une augmentation de salaire ou un 13e mois, tandis que les entreprises favorisent majoritairement les primes, bonus et gratifications (28 %). Le temps de travail et l'organisation, comme les RTT ou la semaine de quatre jours, constituent le deuxième facteur mis en avant à la fois par les salariés et les entreprises.

Enfin, selon l'étude, 87 % des entreprises ont le sentiment de communiquer clairement sur leur politique de rémunération, tandis que seuls 62 % des salariés jugent que c’est réellement le cas.

Questions ouvertes

  • Comment les entreprises vont-elles réagir à ce décalage ?
  • Quelles mesures seront prises pour améliorer la communication sur la politique de rémunération ?

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This article was originally published by France Info.

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