Feux de forêt : le sud de la France en alerte maximale face à un risque "très élevé"
L'essentiel
- Six départements du sud de la France sont en risque "très élevé" de feux de forêt.
- Les autorités redoutent une saison éprouvante en raison de conditions météorologiques extrêmes.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Six départements du sud de la France présentent un risque "très élevé" de feux de forêts, avec des conditions météorologiques réunissant la règle des 30 : plus de 30 km/h de vent, moins de 30% d’humidité et plus de 30 degrés.
On est très inquiets parce qu’on est que le 1er juillet. Les matériels et les hommes ont déjà beaucoup souffert et il reste plus de deux mois à tenir avec des moyens qui ne pourront pas être extensibles à volonté", a déclaré mercredi 1er juillet sur franceinfo, le lieutenant-colonel David Annotel, représentant de la Fédération nationale des Sapeurs-Pompiers de France. Six départements du sud de la France présentent un risque "très élevé" de feux de forêts et sont en rouge sur la carte de la météo des forêts, mercredi, alors que les autorités redoutent une saison particulièrement éprouvante dès le début de l’été.
Les Pyrénées-Orientales, l’Aude, l’Hérault, le Gard, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône sont concernés, tandis que l’Ardèche, la Drôme et le Var sont en orange pour un risque "élevé". Si le nombre de départs de feux reste pour l’heure inférieur à celui de l’an dernier, "le nombre de largages est déjà bien supérieur à la même date", souligne le lieutenant-colonel David Annotel. Le nombre de départements concernés "pour un 1er juillet, c’est préoccupant", ajoute-t-il.
La règle des 30 : plus de 30 km/h de vent, moins de 30% d’humidité et plus de 30 degrés
Les conditions météorologiques actuelles réunissent en effet la règle des 30 : "Plus de 30 km/h de vent, moins de 30% d’humidité et plus de 30 degrés : un cocktail détonant", selon l’officier. Après un hiver et un début de printemps humides, "la végétation a totalement séché", accentuant les risques. Face à cette situation, les dispositifs terrestres sont renforcés avec des moyens supplémentaires prépositionnés dans les zones jugées les plus sensibles. Dans les Pyrénées-Orientales, 200 pompiers supplémentaires ont été déployés, appuyés notamment par des renforts européens, dont des sapeurs-pompiers roumains.
Les moyens aériens sont également mobilisés, avec pour la première fois la mise en place du "guet aérien armé", des avions chargés de patrouiller pour détecter rapidement les départs de feu et intervenir sans délai. Ces appareils, de type Dash, peuvent embarquer jusqu’à 10 000 litres de retardant. "Ils pourront être complétés également par les Canadair et d'autres moyens loués par les départements", précise le lieutenant-colonel David Annotel.
Cette montée en puissance a toutefois un coût pour les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) qui recourent de plus en plus à la location d’hélicoptères et d’avions pour renforcer la flotte nationale. "C’est tout un écosystème qui se met en place pour faire face à cette situation préoccupante", note-t-il. Le lieutenant-colonel appelle à la vigilance des Français, rappelant que "neuf feux sur dix sont d’origine humaine". "On respecte ces arrêtés. On ne fume pas en forêt, on ne fait des barbecues que sur une zone équipée avec du béton au sol", insiste-t-il, alors que certains massifs, notamment dans les Bouches-du-Rhône, sont actuellement fermés au public.
Questions ouvertes
- Les moyens supplémentaires seront-ils suffisants ?
- Quel sera l'impact économique des feux ?






