Football, Soft Power, and the US President's Influence
L'essentiel
L'influence du président américain sur les instances dirigeantes du football international est mise en lumière, soulevant des questions sur la primauté de la force sur le droit dans le sport et son rôle comme outil de soft power.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
L'article questionne l'influence du président américain sur les décisions de la FIFA, notamment concernant la suspension d'un joueur.
Les apparences peuvent être trompeuses. Le fait que les instances dirigeantes du football international aient immédiatement obtempéré à l’injonction du président des Etats-Unis de lever la suspension pour un match crucial du buteur de l’équipe américaine, Folarin Balogun, pourrait donner le sentiment que la force prime sur le droit y compris pour cette forme de soft power que constitue le ballon rond.
Selon cette logique, le football serait ainsi devenu la continuation de la remise en cause de l’ordre mondial, par d’autres moyens, par le même président des Etats-Unis. Les refus de visa américain opposés aux supporteurs de certains pays, l’expulsion d’un arbitre venu de Somalie et le contrôle particulièrement tatillon, à leur arrivée, des joueurs de certaines sélections la confirmant à leur manière.
Grand ordonnateur d’une Coupe du monde organisée en Russie, en 2018, après l’annexion unilatérale de la Crimée et l’ouverture d’une guerre d’usure dans le Donbass, Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale de football (FIFA), s’est fait un nom en matière d’obséquiosité envers les puissants. Gratifier le président américain, Donald Trump, d’un « prix de la paix » inventé pour l’occasion, moins de trois mois avant que ce dernier plonge une nouvelle fois le Moyen-Orient dans la guerre et la dévastation, a constitué un sommet qu’il sera difficile d’égaler.
Questions ouvertes
- Quelle est l'étendue réelle de l'influence américaine sur la FIFA ?
- Comment ces décisions affectent-elles l'intégrité du sport ?




