France baisse sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7%
L'essentiel
- Le gouvernement français a abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7%, contre 0,9% précédemment, en raison d'un début d'année moins favorable et de la situation internationale.
- Trois milliards d'euros d'économies supplémentaires ont également été annoncés.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le gouvernement français a réuni un comité d'alerte des finances publiques pour faire le point sur la situation budgétaire et annoncer une baisse des prévisions de croissance.
Le gouvernement a annoncé baisser sa prévision de croissance pour 2026 à l'occasion d'un comité d'alerte des finances publiques réuni, mardi 7 juillet, sous la houlette du Premier ministre Sébastien Lecornu, pour faire le point sur la difficile situation budgétaire française et donner "un cap" en la matière. A l'ouverture de ce comité, le ministre de l'Economie Roland Lescure a annoncé que le gouvernement avait revu à la baisse pour la deuxième fois sa prévision de croissance pour 2026, à 0,7%, contre 0,9% attendus en avril, a déclaré son ministère.
Cette révision, attendue, "tient compte d'un début d'année moins favorable qu'anticipé liée notamment à la loi spéciale, ainsi que de la situation internationale, notamment du conflit au Moyen-Orient, même si les signaux sur l'inflation et la consommation sont plus encourageants", a souligné Roland Lescure, cité par Bercy. Le gouvernement français a aussi annoncé à nouveau mardi trois milliards d'euros d'économies supplémentaires pour garder le "cap" en matière budgétaire, alors que les effets de la guerre au Moyen-Orient l'ont conduit à abaisser sa prévision de croissance à 0,7%.
Cette nouvelle prévision est en ligne avec celles de l'Insee, du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui tablent aussi sur 0,7% cette année. La Banque de France prévoit une croissance de 0,5%. Instance associant le Parlement créée en 2025 pour améliorer le pilotage des finances publiques, le comité d'alerte réunit aussi les ministres des Comptes publics David Amiel, du Travail Jean-Pierre Farandou, de la Santé Stéphanie Rist et de l'Aménagement du territoire Françoise Gatel, ainsi que des parlementaires, représentants des élus locaux, de la Sécurité sociale ou des syndicats.
Questions ouvertes
- Quelles seront les conséquences précises des économies annoncées ?
- Comment la situation internationale évoluera-t-elle ?




