Frappes américaines en Iran et tirs iraniens: l'escalade se poursuit au Moyen-Orient
Les Etats-Unis ont mené une nouvelle nuit de bombardements tandis que Bahreïn et la Jordanie signalent des alertes et des interceptions de missiles.
L'essentiel
- Les Etats-Unis ont mené une nouvelle série de frappes contre l’Iran, tandis que Bahreïn et la Jordanie signalent des alertes et des tirs iraniens interceptés.
- L’escalade alimente aussi les inquiétudes sur le détroit d’Ormuz et le trafic pétrolier.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le texte suit un live consacré à la reprise des hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran. Il mentionne des frappes américaines répétées, des alertes à Bahreïn, des tirs de missiles en Jordanie et des inquiétudes sur le détroit d’Ormuz.
Les Etats-Unis ont mené une nouvelle série de frappes contre l’Iran dans la nuit de mardi à mercredi, alors que les tensions restent vives autour du détroit d’Ormuz. Selon l’agence iranienne Tasnim, une frappe américaine a également visé l’île de Larak, avec une forte explosion signalée par des habitants.
À Bahreïn, des sirènes d’alerte ont retenti mercredi, selon le ministère de l’Intérieur du royaume, et un correspondant de l’AFP a entendu une explosion. Le ministère a demandé aux citoyens et aux résidents de rester calmes et de se rendre à l’endroit sûr le plus proche.
En Jordanie, l’armée a indiqué que six missiles provenant du territoire iranien avaient été détectés. Quatre ont été interceptés et les deux autres n’ont pas causé de victimes ni de dégâts.
Donald Trump a affirmé mardi que les Etats-Unis poursuivraient leurs opérations militaires contre l’Iran. Il a dit que le conflit était « loin d’en avoir fini » et a menacé d’attaquer « très bientôt » un complexe nucléaire souterrain secret dans la montagne Kolang, dans le centre du pays. Le commandement des forces armées iraniennes a répondu que Téhéran frapperait tous les intérêts américains et ceux de leurs alliés au Proche-Orient si cette menace était mise à exécution.
Le président américain a aussi averti que Washington réagirait si les rebelles houthis tentaient de bloquer le trafic maritime en mer Rouge. Il a rappelé les opérations américaines menées auparavant contre ce groupe yéménite.
Marco Rubio a estimé qu’autoriser l’Iran à contrôler le détroit d’Ormuz créerait un « dangereux précédent ». Selon lui, un Etat-nation ne peut pas décider de contrôler une voie navigable internationale, faire payer un péage et faire exploser des bateaux en cas de refus.
L’armée américaine a indiqué avoir mené une nouvelle nuit de bombardements contre l’Iran, qu’elle présente comme une « onzième nuit consécutive » d’opérations. Le Centcom dit viser la capacité de Téhéran à menacer le trafic maritime commercial dans le détroit d’Ormuz.
Pete Hegseth a déclaré que le coût de la guerre en Iran pour les Etats-Unis pourrait atteindre 37,5 milliards de dollars d’ici à la fin septembre, contre 29 milliards auparavant. Il a défendu la demande de l’administration Trump d’allouer 67 milliards de dollars supplémentaires au Pentagone.
L’Agence internationale de l’énergie a averti mardi que les tensions autour du détroit d’Ormuz renforçaient les inquiétudes sur l’approvisionnement mondial en pétrole. Son directeur, Fatih Birol, a toutefois souligné qu’il existait plusieurs facteurs susceptibles d’atténuer les risques.
Sergueï Lavrov a annoncé qu’il rencontrerait jeudi Marco Rubio aux Philippines, en marge d’une réunion des représentants diplomatiques de l’Asean. L’échange doit porter sur l’Ukraine et le Moyen-Orient. Moscou a condamné les récentes frappes américaines sur l’Iran.
Le Pakistan s’est dit « profondément inquiet » par les tentatives visant à entraîner l’Arabie saoudite dans le conflit au Moyen-Orient. Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a réaffirmé son soutien à la sécurité, à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la prospérité du royaume.
Le Premier ministre libanais a déclaré depuis le sud du pays que le Liban continuerait à mobiliser des efforts politiques et diplomatiques pour parvenir à un retrait israélien global du sud. Il a planté un drapeau libanais à Zawtar al-Gharbiya.
Par ailleurs, cinq ONG ont saisi le Conseil d’Etat pour enjoindre à la France d’empêcher les entreprises de travailler dans les colonies israéliennes, en s’appuyant sur un avis consultatif rendu en juillet 2024 par la Cour internationale de Justice.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
De nouvelles annonces militaires ou déclarations de responsables américains et iraniens pourraient suivre rapidement.
Très probable · En quelques heures
Les marchés de l’énergie pourraient rester sous pression tant que le risque sur le détroit d’Ormuz persiste.
Probable · En quelques jours
D’autres pays du Golfe pourraient rester en état d’alerte ou signaler des incidents de sécurité.
Possible · En quelques jours
Questions ouvertes
- Quelle est l’ampleur réelle des dégâts sur l’île de Larak ?
- Les frappes américaines ont-elles touché d’autres cibles en Iran ?
- Quelle sera la réponse de l’Iran aux menaces évoquées par Donald Trump ?
- Les alertes à Bahreïn correspondent-elles à des impacts directs ou à des interceptions ?

