French Agriculture Minister Pushes for Herbicide Approval Despite Endocrine Disruption Concerns
L'essentiel
French Agriculture Minister Annie Genevard urged agrochemical firm BASF to clear its herbicide cinméthyline of endocrine disruptor classification, despite EFSA concerns, to allow its use by French producers.
Résumé généré par IA
Le discours était public, mais il a echappé à tout le monde, à l’exception des journalistes du média en ligne Contexte. Dans une allocution enregistrée et produite à Nancy, le 26 mai, au congrès de l’Association générale des producteurs de blé (AGPB), Annie Genevard a décliné une série de mesures de soutien à la filière, et multiplié les promesses, notamment à propos des « produits qui manquent à [leur] arsenal ».
La ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire a aussi enjoint à la firme agrochimique BASF d’œuvrer à blanchir l’un de ses herbicides – la cinméthyline –, afin que celui-ci puisse être, enfin, utilisé par les producteurs français, malgré les dangers identifiés par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
« Il semble que [cette] molécule soit prometteuse face aux problématiques de résistance, a dit Mme Genevard aux producteurs. Selon le rapport de l’EFSA de février 2026, cette substance active serait classée comme perturbateur endocrinien. »
Or, selon la réglementation européenne, un pesticide remplissant les critères requis pour être considéré comme « perturbateur endocrinien » – c’est-à-dire capable d’interférer avec le système hormonal des humains – ne peut être mis sur le marché.
Mais pour Mme Genevard, ce n’est pas une raison pour baisser les bras. « J’ai bien noté que la société BASF disposerait de méthodes d’évaluation alternatives et de données complémentaires afin de lever le caractère de perturbateur endocrinien de cette molécule, a-t-elle ajouté. Il est essentiel que l’intégralité de ces données soient remises à l’EFSA. »





