Japon : moins de visiteurs étrangers en avril, mais le total annuel reste stable
L'essentiel
- Le Japon a vu une baisse de 5,5% des visiteurs étrangers en avril, principalement due à la chute des touristes chinois (-56,8%).
- Malgré cela, le total sur les quatre premiers mois reste stable, soutenu par les visiteurs sud-coréens, taïwanais et français.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le Japon a connu un nombre record de visiteurs étrangers en 2025, dépassant les 40 millions. Le gouvernement vise 60 millions d'ici 2030. La baisse d'avril est notable après cette période de forte croissance.
Le Japon a attiré en avril moins de visiteurs étrangers que l'an passé sur la même période, selon des chiffres publiés mercredi, mais le total sur les quatre premiers mois de l'année reste stable malgré la chute des voyageurs chinois et la guerre au Moyen-Orient.
Environ 3,69 millions de visiteurs étrangers se sont rendus le mois dernier dans l'archipel, une baisse de 5,5% par rapport à avril 2025, avec un plongeon de 56,8% de touristes chinois (330.700), selon l'Agence japonaise du tourisme.
Passer la publicité
En revanche, les Français se sont plus déplacés que l'an passé, avec 59.200 visiteurs, contre 57.000 l'année dernière (+3,7%) et sur les quatre premiers mois de l'année la hausse est de 10,3% (150.700 personnes).
La clientèle du Moyen Orient recule aussi
Les Sud-coréens ont été en avril les plus nombreux (878.600), en hausse de 21,7% sur un an, suivis par Taïwan (643.500, +19,7%). La Chine (330.700, -56,8%) et les États-Unis (330.000, +0,8%) suivent avec quasiment le même nombre de ressortissants entrés dans l'archipel nippon.
Le nombre de visiteurs chinois, qui constituaient jusqu'à récemment encore la principale source de touristes étrangers, a donc de nouveau chuté sur un an en avril. Sur les quatre premiers mois de l'année 2026, l'effondrement est de 55,1% (1,4 million contre 3,13 en 2025).
Ces chiffres reflètent la détérioration des relations bilatérales depuis que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.
Ces déclarations ont provoqué la colère de Pékin, qui a déconseillé à ses ressortissants de se rendre au Japon en raison de «risques importants» pour leur sécurité. Et conséquence de la guerre entre l'Iran et les États-Unis, le nombre de visiteurs originaires du Moyen-Orient a encore reculé de 21,4% en avril.
Passer la publicité
Un yen toujours faible
Au-delà de l'attractivité du pays via la culture, la nourriture et les paysages, dont le mont Fuji, l'affluence au Japon s'explique aussi par l'affaiblissement du yen, qui rend la destination meilleur marché.
Le Japon a accueilli l'an dernier un nouveau nombre record de visiteurs étrangers, pour la première fois supérieur à 40 millions.
Le gouvernement japonais s'est fixé pour objectif d'atteindre les 60 millions par an d'ici 2030 - au risque d'attiser dans les sites les plus fréquentés de l'archipel le «surtourisme».
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
La baisse des touristes chinois pourrait persister si les tensions diplomatiques entre le Japon et la Chine ne s'apaisent pas.
Probable · Moyen terme
Le Japon pourrait faire face à des défis pour atteindre son objectif de 60 millions de visiteurs d'ici 2030 si la situation géopolitique globale reste instable.
Possible · Long terme
Questions ouvertes
- Quel sera l'impact à moyen terme de la détérioration des relations Japon-Chine sur le tourisme ?
- Les autres nationalités continueront-elles de compenser la baisse des touristes chinois ?
- Le Japon parviendra-t-il à atteindre son objectif de 60 millions de visiteurs d'ici 2030 malgré les défis actuels ?
- Comment le conflit au Moyen-Orient évoluera-t-il et quel sera son impact sur le tourisme ?



