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Jean-Luc Mélendon annonce sa candidature à la présidentielle de 2027
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France24 France03.05.2026Politique3 dk okumaFrance

Jean-Luc Mélendon annonce sa candidature à la présidentielle de 2027

Le leader de La France insoumise briguerait un quatrième mandat à l'Élysée, se positionnant face au Rassemblement national

L'essentiel

  • Jean-Luc Mélenchon a annoncé dimanche 3 mai être candidat pour La France insoumise à l'élection présidentielle de 2027, sa quatrième campagne élyséenne.
  • Le fondateur de LFI, âgé de 74 ans, a été approuvé par les élus du mouvement et prévoit un premier meeting le 7 juin à Saint-Denis.
  • Il se positionne face au Rassemblement national, qu'il considère comme son « adversaire principal », malgré des sondages prédisant une présence de l'extrême droite au second tour.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Jean-Luc Mélenchon a déjà été candidat à la présidence en 2012, 2017 et 2022. En 2022, il a obtenu 22 % des voix au premier tour, arrivant en troisième position à 420 000 voix du second tour. Depuis cette défaite, il avait déclaré vouloir être remplacé mais aucun cadre de LFI n'est parvenu à un statut de présidentiable.

Taille de police

Sans surprise, Jean-Luc Mélenchon a annoncé, dimanche 3 mai, qu'il serait le candidat de La France insoumise (LFI) à l'élection présidentielle de 2027. Une candidature approuvée plus tôt dans la journée par les élus de son mouvement. « Oui, je suis candidat », a-t-il déclaré au journal télévisé de TF1. « Nous, c'est carré. Il y a une équipe, un programme, un seul candidat », a-t-il estimé, indiquant être « le mieux préparé » au sein de sa formation et justifiant cette annonce un an avant le scrutin par l'« urgence ». « Sans vouloir affoler, mais pour être lucide, nous entrons dans une saison très agitée de l'histoire du monde. Nous sommes menacés d'une guerre généralisée, nous sommes menacés par un changement spectaculaire du climat. Et puis nous avons une crise économique et sociale qui s'avance vers nous », a-t-il affirmé.

Jean-Luc Mélenchon se lance ainsi dans une quatrième campagne pour l'Élysée après ses candidatures de 2012, 2017 et 2022. À la dernière élection présidentielle, il avait échoué à 420 000 voix du second tour, réunissant 22 % des suffrage et arrivant à la troisième place du premier tour, très largement en tête à gauche. La question est de savoir s'il pourra bénéficier en 2027 du même vote utile des électeurs de gauche qui souhaitent que leur famille politique soit représentée au second tour.

Cette fois-ci, en l'absence de président sortant, le Rassemblement national (RN) sera « l'adversaire principal » du leader insoumis, a-t-il prévu sur TF1, même s'il a dit « ne pas croire » à ce que prédisent les sondages : une présence de l'extrême droite au second tour. « Je pense que nous allons les battre à plate couture », a-t-il insist é.

Les élus insoumis étaient réunis dimanche à Paris pour désigner le candidat du mouvement de gauche radicale pour 2027. Le nom du fondateur de LFI a été proposé par la direction insoumise à son intergroupe parlementaire – les diputados, les eurodéputés et les maires, soit une petite centaine d'élus. Et ces derniers ont approuvé la candidature du patriarche insoumis. « J'ai demandé au nom de la direction du mouvement s'il y avait une autre candidature, il n'y en avait pas. Aucune opposition ne s'est exprimée à la candidature de Jean-Luc Mélenchon », a indiqué à l'Agence France-Presse Manuel Bompard.

Comme en 2022, cette candidature devra récolter 150 000 parrainages citoyens, ce qui devrait être une formalité pour le fondateur de LFI. Sa première prise de parole, après cette annonce sur TF1 dimanche soir, sera réservée aux « nouveaux médias numériques » lors d'une conférence de presse prévue mercredi, à laquelle ne sont pas conviés les médias traditionnels. Jean-Luc Mélenchon prévoit un premier grand meeting de campagne le 7 juin à Saint-Denis, ville conquise par LFI aux dernières municipales, avec Bally Bagayoko, symbole de la « Nouvelle France » qu'il promeut.

Même si Jean-Luc Mélenchon est une des personnalités politiques les plus clivantes en France, « c'est notre meilleur émetteur, la personne qui mobilise le plus les électeurs », indique un cadre insoumis. Depuis la présidentielle de 2022, lorsqu'il avait déclaré « Faites mieux » à ses troupes le soir de son élimination au premier tour, Jean-Luc Mélenchon n'avait cessé de répéter qu'il souhaitait être remplacé. Si une génération de cadres a bien émergé aux côtés du tribun de 74 ans, aucun d'entre eux n'est parvenu à un statut de présidentiable. D'autant plus que certains ont dû quitter le mouvement lors des législatives de 2024, comme François Ruffin et Clémentine Autain.

L'ancien sénateur, ministre, député et député européen avait déclaré se mettre « en retrait mais pas en retraite » après la dernière échéance présidentielle. Mais il n'a cessé d'intervenir dans le débat public, par le biais des réseaux sociaux, de ses prises de parole ou de son implication dans les campagnes des européennes et législatives de 2024 ou des municipales de 2026. « Il vit politique, il dort politique. C'est un militant total. Quand il y a une baston politique, il y va », décrit un de ses proches à l'Agence France-Presse.

Les insoumis comptent profiter du désordre dans le reste de la gauche, qui bute en grande partie sur la question de la participation, ou non, à une primaire unitaire dont LFI ne souhaite pas entendre parler. François Ruffin et Marine Tondelier sont candidats dans le cadre de cette primaire, mais pourraient porter leurs propres couleurs en solitaire si ce processus n'aboutissait pas. Le Parti socialiste est divisé sur la question de la participation à cette primaire.

Dans l'espace social-démocrate, résolument opposé à La France insoumise, les noms de l'ancien président socialiste François Hollande et de l'eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique) reviennent régulièrement. Quant au patron des communistes Fabien Roussel, il attend le congrès du PCF début juillet pour livrer ses intentions.

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Jean-Luc Mélenchon devrait facilement obtenir les 150 000 parrainages citoyens requis

    Très probable · En quelques mois

  • Le Rassemblement national sera présent au second tour selon les sondages

    Probable · En quelques mois

  • La gauche restera divisée entre LFI et les autres formations

    Probable · En quelques mois

Questions ouvertes

  • La gauche sera-t-elle unie pour la présidentielle de 2027 ?
  • François Ruffin et Clémentine Autain vont-ils soutenir la candidature Mélenchon ?
  • Le Parti socialiste participera-t-il à une primaire unitaire ?

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This article was originally published by France24 France.

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