Jean-Pierre Raffarin mis en cause après un accident de circulation à Paris
L'essentiel
- Jean-Pierre Raffarin est accusé d'avoir franchi un feu rouge dans un véhicule de service, blessant un conducteur de scooter.
- Il dément les faits et affirme avoir respecté les règles d'utilisation du véhicule.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Jean-Pierre Raffarin est accusé par Mediapart d'avoir provoqué un accident en franchissant un feu rouge dans un véhicule de service et d'avoir quitté les lieux. Il est également questionné sur l'utilisation de ce véhicule après la suppression de ces avantages pour les anciens Premiers ministres.
Mis en cause après un accident de la circulation survenu le 11 juin à Paris alors qu’il se trouvait à bord d’un véhicule de service, Jean-Pierre Raffarin affirme ce vendredi avoir agi dans le respect des règles et assure «regretter profondément» les blessures subies par le conducteur d’un scooter.
Selon les informations publiées jeudi par Mediapart, l’accident s’est produit dans le 8e arrondissement de Paris. Le véhicule dans lequel prenait place Jean-Pierre Raffarin circulait avec gyrophare et sirène activés lorsqu’il aurait franchi un feu rouge avant de percuter un deux-roues, blessant sérieusement son conducteur. Citant un témoin, le média affirme que l’ancien chef du gouvernement, assis à l’arrière de la voiture, aurait quitté les lieux à pied une fois les secours arrivés, sans prendre de nouvelles de la victime.
Mais le journal en ligne soulève également des interrogations sur les conditions d’utilisation de ce véhicule. Depuis le 1er janvier 2026, les anciens premiers ministres ayant quitté leurs fonctions depuis plus de dix ans ne bénéficient plus, en principe, d’une voiture avec chauffeur, sauf exceptions. En janvier dernier, l’ancien sénateur avait d’ailleurs assuré à la radio Ici Nouvelle-Aquitaine accepter cette suppression «sans problème».
«J’ai naturellement respecté les règles»
L’ancien locataire de Matignon aurait toutefois obtenu le maintien de ces moyens dans le cadre d’une mission confiée par Emmanuel Macron sur les relations économiques entre la France et la Chine. Mediapart affirme néanmoins que le déplacement effectué le jour de l’accident, au retour d’un voyage au Canada, n’entrait pas dans le périmètre de cette mission officielle. Toujours selon le site web, le Quai d’Orsay aurait également indiqué que c’est Jean-Pierre Raffarin lui-même qui aurait demandé au chauffeur d’activer le gyrophare, une pratique interdite hors des situations prévues par la réglementation.
Vendredi soir, l’ancien premier ministre a réagi dans un communiqué publié sur le réseau social X. «Cet accident a blessé une personne à moto, je le regrette profondément», écrit-il. Il assure s’être «rendu immédiatement à l’hôpital pour prendre des nouvelles et laisser (ses) coordonnées», contrairement au récit rapporté par Mediapart.
Jean-Pierre Raffarin défend également la régularité des moyens mis à sa disposition. «Au 1er janvier, les moyens qui m’étaient attribués ont été restitués conformément aux décisions du gouvernement. J’ai naturellement respecté les règles», affirme-t-il. Il précise avoir reçu, «par lettre du 26 janvier», une «mission officielle temporaire et non rémunérée» consacrée aux relations sino-françaises. Pour cette mission, poursuit-il, «les Affaires étrangères m’ont affecté une voiture et un conducteur». Il ajoute avoir déjà tenu «plus de 30 réunions en France et à l’étranger» dans ce cadre et assure ne bénéficier «d’aucun autre moyen particulier» alors qu’il se dit «souvent sollicité pour des missions publiques».
Questions ouvertes
- Les conditions exactes de l'accident sont-elles conformes à la loi ?
- La mission sino-française justifie-t-elle l'utilisation du véhicule de service ?
- Qui a demandé l'activation du gyrophare ?





