Jean Samuel, dernier survivant français de Dachau, témoigne
L'essentiel
- Jean Samuel, 103 ans et dernier survivant français du camp de la mort de Dachau, raconte son parcours de résistant et de déporté.
- Il témoigne de la cruauté nazie et de son espoir en le Général de Gaulle pour sa survie.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Jean Samuel, 103 ans, est le dernier survivant français du camp de la mort de Dachau. Il témoigne de son expérience pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sous le dôme des Invalides, nous retrouvons un ancien résistant qui va doucement sur ses 103 ans. Jean Samuel est le dernier survivant français du camp de la mort de Dachau. Le 18 juin 1940, il avait 17 ans et croyait en De Gaulle. Pour survivre, il a dû cacher qu'il était juif. "Un jour, je suis convoqué au commissariat de police. On me demande ma carte d'identité et ils mettent un tampon: 'Juif !' À partir du moment où on vous interdit de vivre sous votre nom, vous devenez automatiquement résistant", témoigne cet ancien résistant.
"Que représentait le général de Gaulle pour vous ?", questionne la journaliste. "J'attendais beaucoup du général de Gaulle. Je peux dire que c'est grâce au général de Gaulle que je suis vivant aujourd'hui", répond Jean Samuel.
Déporté en tant que résistant
"Vous allez être déporté, pas en tant que juif mais en tant que résistant ?", interroge la journaliste. "Parce que je fabriquais des faux papiers et les Allemands sont venus m'arrêter. Ils ont voulu me poser des questions, je ne répondais pas, et ils m'ont noyé dans une baignoire pour que je réponde", confie-t-il.
"Ensuite, vous allez dans ce train qu'on va appeler le train de la mort", poursuit la journaliste. "Le 2 juillet 1944, dans ce wagon de marchandises, ils nous ont fait monter à 100 personnes. Certains sont devenus fous et ils se sont battus. Ça a été terrible. Il y a 60 morts dans le wagon. J'étais tellement fatigué que j'ai dormi sur un monceau de cadavres. Je me rappellerai jusqu'à ma mort de ce fameux voyage. Mais un jour, j'ai vu arriver dans le camp une voiture que je ne connaissais pas. C'était une Jeep. Et là, j'ai tout de suite compris que les Américains allaient nous sauver", décrit-il.
Jean Samuel avait 20 ans et la peau sur les os quand il a quitté Dachau. Après avoir vécu l'enfer, il s'est promis de choisir la vie, à jamais.
Questions ouvertes
- Quelles étaient les motivations exactes de la police française ?
- Comment Jean Samuel a-t-il survécu physiquement et psychologiquement ?



