Kim Keon-hee, épouse de l'ancien président, condamnée à sept ans de prison supplémentaires
L'essentiel
- Kim Keon-hee, épouse de l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol, a été condamnée à sept ans de prison supplémentaires pour avoir accepté des pots-de-vin en échange de nominations.
- Elle purge déjà une peine pour manipulation boursière et corruption.
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Pourquoi c'est important
Kim Keon-hee, épouse de l'ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol, a été condamnée à sept ans de prison supplémentaires pour corruption, s'ajoutant à une peine déjà en cours pour manipulation boursière.
Kim Keon-hee, épouse de l’ancien président destitué Yoon Suk Yeol qui purge déjà une peine dans le cadre d’une autre affaire de corruption, a été condamnée, vendredi 26 juin, à sept ans de prison supplémentaires pour avoir accepté des pots-de-vin dans le cadre de nominations.
Selon le verdict diffusé en direct, l’ancienne première dame a été reconnue coupable d’avoir « accepté sans hésitation des objets de valeur qu’un citoyen lambda aurait du mal à se procurer ne serait-ce qu’une seule fois dans sa vie ».
Kim Keon-hee purge déjà une peine de quatre ans de réclusion pour manipulation boursière et corruption, alourdie en avril après une condamnation à vingt mois de prison en première instance, en janvier.
Dans le cadre cette deuxième affaire de corruption, elle a été mise en examen en décembre pour des chefs d’accusation supplémentaires, notamment l’acceptation de bijoux d’une valeur totale de 103 millions de wons (près de 59 000 euros).
Parmi ceux-ci figurent un collier Van Cleef & Arpels, une broche Tiffany & Co. et des boucles d’oreilles Graff, offerts par un magnat du bâtiment en 2022. En échange, elle a été accusée d’avoir proposé d’obtenir un poste pour le gendre de ce dernier.
Mme Kim aurait également accepté une tortue en or d’une valeur de 2,65 millions de wons (plus de 1 500 euros) de la part d’un homme politique, ainsi qu’une montre Vacheron Constantin d’une valeur de 39 millions de wons (plus de 22 200 euros) offerte par un entrepreneur spécialisé dans les « chiens robots ».
Lors de la dernière audience de son procès, le 15 mai, le parquet avait requis sept ans et six mois de prison pour « trafic d’influence et de faveurs ». Mme Kim a été accusée à plusieurs reprises d’avoir tiré parti de son statut d’épouse de Yoon Suk Yeol, emprisonné, lui, pour insurrection, après sa désastreuse tentative d’imposer la loi martiale, fin 2024.
Kim Keon-hee s’est fait connaître pour son combat en faveur de l’interdiction de la viande de chien en Corée du Sud. Dans le cadre de sa précédente condamnation pour corruption, il lui était reproché d’avoir accepté deux sacs à main Chanel et un collier Graff de la part de l’Eglise de l’unification, également connue sous le nom de secte Moon.
Questions ouvertes
- Quelles seront les prochaines étapes légales pour Kim Keon-hee ?
- Quel sera l'impact sur la politique sud-coréenne ?




