L'épidémie d'Ebola en RDC pourrait durer un an, selon la Croix-Rouge
Défaut de capacités de diagnostic et résistance des populations compliquent la lutte
L'essentiel
- La Fédération internationale de la Croix-Rouge avertit que l'épidémie d'Ebola en RDC pourrait durer un an, le pic n'étant pas encore atteint.
- Le manque de capacités de diagnostic et la résistance des populations aux mesures de santé compliquent la situation.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La RDC déclare l'épidémie d'Ebola le 15 mai, avec une souche rare sans vaccin homologué.
L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC) pourrait durer un an, a averti un représentant de la Croix-Rouge mardi 16 juin, estimant que son pic n’avait pas encore été atteint. «Nous craignons que cette épidémie ne dure encore un an avant de prendre fin», a déclaré Bruno Michon, chef des opérations de la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR), lors d’un point de presse. Comme d’autres organisations l’ont déjà souligné, Bruno Michon a expliqué qu’il y a un «manque cruel de capacités de diagnostic», ce qui rend «très difficile de savoir exactement dans quelle mesure l’épidémie se propage». «Je pense que le pic n’est pas derrière nous, mais devant nous», a-t-il dit à plusieurs reprises.
Au moins 92 morts
La RDC a déclaré le 15 mai une épidémie d’Ebola, la 17e dans ce pays africain de plus de 100 millions d’habitants. L’OMS a déclenché l’alerte sanitaire internationale deux jours après. Il n’existe ni vaccin, ni traitement homologué contre la rare souche Bundibugyo à l’origine de l’épidémie. Selon l’OMS, qui utilise les chiffres des autorités congolaises, 808 cas ont été recensés jusqu’à présent dont 192 décès, soit un taux de létalité de 24%. Mais les chiffres officiels «ne reflètent probablement qu’une partie de la réalité», a affirmé lundi Médecins sans frontières (MSF). «Pour enrayer l’épidémie, il faut investir non seulement dans la réponse sanitaire, mais aussi dans la confiance des populations, les volontaires locaux, l’engagement des communautés et l’accès opérationnel au terrain», a expliqué Bruno Michon. Il a ainsi expliqué que ces derniers jours, les volontaires de la Croix-Rouge de RDC ont été victimes d’insultes, de menaces et même d’agressions physiques dans l’exercice de leurs fonctions.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Augmentation des efforts de sensibilisation pour gagner la confiance des populations
Probable · En quelques jours
Questions ouvertes
- Durée exacte de l'épidémie
- Mesures futures pour gagner la confiance des populations






