La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, le second volet du diptyque en salles le 26 juin
L'essentiel
- Le film "La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom", second volet d'un diptyque, sort le 26 juin.
- Il explore l'isolement diplomatique et les combats de Charles de Gaulle à partir de 1943, ses efforts pour unir la Résistance et ses confrontations avec les Alliés, notamment les États-Unis.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le film "La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom" est le second volet d'un diptyque qui explore la période de Charles de Gaulle à partir de 1943, son isolement diplomatique et ses efforts pour unifier la Résistance française face aux Alliés.
La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, le second volet du diptyque en salles le 26 juin, s’ouvre en 1943 dans le désert de Fezzan, en Libye. Le premier, La Bataille de Gaulle. L'âge de fer, qui couvre la période allant de 1940 à 1942, montre un général de Gaulle méconnu, un homme isolé à Londres, qui n'a jamais douté de ses combats.
L’homme n’a pas changé, mais derrière la carapace il y a des blessures et des déchirements.
Isolé diplomatiquement, tenu à l’écart des grandes décisions par les Alliés, l’homme qui a dit non à Pétain prend des coups et vacille quelques fois. Comme lorsqu’il apprend l’arrestation par la Gestapo de Jean Moulin : regard voilé fixé au loin, temps momentanément suspendu avant de revenir au combat : "il faut continuer".
Ainsi est le général, formidablement interprété par Simon Abkarian, allant jusqu’à reproduire la gestuelle et la diction du grand Charles sans basculer dans le mimétisme. Le comédien est tout simplement impressionnant de présence.
"Une certaine idée de la France"
Lyon, Libye, Alger, Londres… Les champs de bataille sont nombreux. Engagé sur tous les fronts avec peu de moyens, le général s’emploie à faire vivre la France résistante.
La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom, adapté du livre De Gaulle : une certaine idée de la France de l'historien Julian T. Jackson, s’intéresse au travail de l’ombre de Jean Moulin (Félix Kysyl) pour fédérer les forces de la Résistance, couvre la campagne africaine victorieuse du général Leclerc, incarné par un Niels Schneider tout en intériorité, et montre les revers et les rebondissements de la diplomatie à Londres et à Alger.
La France ne doit pas sortir de l’Histoire, le général de Gaulle en est convaincu. Ce n’est pas le cas pour le chef d’Etat américain pour qui France n’a plus sa place dans le futur ordre mondial. Sortis de leur isolationnisme, les Américains entendent désormais régir le monde avec la Grande-Bretagne et l’URSS, dessinant ainsi les contours d’un nouveau monde.
Et à Roosevelt de demander au Premier ministre britannique de se débarrasser ou d’écarter le général de Gaulle. Antonin Baudry fait revivre d’une belle façon cet épisode assez méconnu.
La grande explication
La guerre est en Europe mais se joue aussi en Afrique. Pour les Américains, de Gaulle est un personnage secondaire. Ils lui préfèrent le général Henri Giraud, jugé plus docile et plus fiable. Le premier a 13 000 hommes, le second 400 000.
Pourtant, le général de Gaulle s’évertue à faire changer d’avis au général Eisenhower et au président Roosevelt. La confrontation entre le général de Gaule et le général Giraud pour le leadership est un beau moment de cinéma : Simon Abkarian et Thierry Lhermitte excellent dans leur antagonisme entre deux conceptions du pouvoir.
L’œuvre d’Antonin Baudry s’inscrit-elle dans un esprit de consensus ? L’ode à la liberté et à la résilience trouvera-t-elle écho ? Porté par une distribution cinq étoiles, La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom dit le combat d’un homme solitaire qui a su créer un élan national et réunir autour de lui ceux qui ont refusé la collaboration.
Un bémol : les Africains sont désespérément muets dans ce film, réduits à des rôles de figurants. Ils se battent au côté du général Leclerc sur différents champs de bataille mais demeurent une masse sans individualités, spectateurs d’une Histoire écrite pour eux par d’autres. Antonin Baudry n’a pas jugé utile de leur donner leur parole.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Le film 'La Bataille de Gaulle : J’écris ton nom' sortira en salles le 26 juin.
Très probable · En quelques jours
Questions ouvertes
- Le film trouvera-t-il écho auprès du public français ?
- Comment la critique réagira-t-elle à la représentation des Africains ?





