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La BCE maintient ses taux directeurs inchangés face à l'incertitude au Moyen-Orient
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Le Figaro Économieil y a 1 heureBusiness2 min de lectureFrance

La BCE maintient ses taux directeurs inchangés face à l'incertitude au Moyen-Orient

L'essentiel

  • La Banque centrale européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés après une hausse en juin, citant l'incertitude liée aux hostilités au Moyen-Orient et la crainte d'un choc énergétique.
  • Cette pause intervient malgré une inflation prévue à 3% pour 2026, avec une possible nouvelle hausse en septembre.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés en raison de l'incertitude liée aux hostilités au Moyen-Orient, craignant un choc énergétique. Cette décision fait suite à une hausse des taux en juin, la première depuis 2023.

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La Banque centrale européenne (BCE) a maintenu ses taux directeurs inchangés jeudi, après une hausse en juin, temporisant face à «l’incertitude» due aux hostilités au Moyen-Orient, qui nourrissent la crainte d’une aggravation du choc énergétique dans la zone euro. Le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2,25%, après avoir été augmenté d’un quart de point en juin, une première depuis 2023 en raison de la hausse des prix de l’énergie.

Malgré la reprise des bombardements au Moyen-Orient début juillet et la nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, l’institution de Francfort choisit de patienter, visiblement soucieuse de ne pas freiner la reprise de l’activité économique de la zone euro, déjà morose, avec une nouvelle hausse des taux. Pour le moment, «les perspectives en matière de prix de l’énergie, bien que très volatiles, se situent actuellement à un niveau proche du scénario de référence des projections» formulées en juin par la BCE, indique-t-elle dans son communiqué.

Pour 2026, l’institution prévoit dans ce scénario une inflation globale de 3%, contre 2,6% lors de sa précédente estimation. «L’incertitude demeure élevée et l’impact inflationniste total du choc énergétique ne s’est pas encore pleinement matérialisé», avertit-elle néanmoins. Le Conseil des gouverneurs «suit donc de près l’intensité et la durée de ce choc, ainsi que ses effets indirects et de second tour», ajoute le communiqué.

Tensions en mer Rouge

La décision du jour confirme la probabilité d’une hausse des taux en septembre, surtout si l’escalade se poursuit entre Washington et Téhéran. «La pause de la BCE en juillet ne traduit pas un doute. Il s’agit d’une pause pendant que la BCE met à jour ses prévisions et scénarios, avant de relever à nouveau ses taux en septembre», affirme Mark Wall, économiste à la Deutsche Bank.

D’autant que les attaques des rebelles houthis du Yémen, pro-iraniens, revendiquées jeudi en mer Rouge contre des pétroliers saoudiens, risquent de raviver grandement les inquiétudes sur les prix de l’énergie. Les données positives d’inflation de juin, avec une chute à 2,8% après le pic de 3,2% en mai, sont «donc à nouveau totalement inutiles pour apprécier les décisions de politique monétaire possibles de la BCE», estime Eric Dor, directeur des études économiques à l’IESEG School of Management.

«Propos fermes»

Lors d’une conférence de presse à 12H45 GMT, la présidente de la BCE Christine Lagarde devrait formuler jeudi des «propos fermes» en raison des «derniers développements géopolitiques», note la banque Metzler. Son tour de vis décidé en juin avait été vivement critiqué par les commentateurs, certains pointant les risques d’une hausse des taux pour la croissance, déjà fragile, de la zone euro. La BCE avait été la première grande banque centrale à prendre cette décision après le déclenchement de la guerre fin février.

La Banque du Japon lui avait emboîté le pas quelques jours plus tard en portant ses taux à leur plus haut niveau depuis 31 ans. La Réserve fédérale américaine (Fed) et la Banque d’Angleterre se sont jusqu’ici abstenues. Ces trois institutions se réuniront à leur tour au cours de la dernière semaine de juillet.

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • La BCE relèvera à nouveau ses taux en septembre.

    Probable · En quelques mois

Questions ouvertes

  • Quelle sera l'intensité et la durée du choc énergétique ?
  • Comment l'escalade entre Washington et Téhéran évoluera-t-elle ?
  • La BCE relèvera-t-elle ses taux en septembre ?

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This article was originally published by Le Figaro Économie.

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