La Bourse de Londres souffre d'une sécheresse d'introductions en bourse
L'essentiel
- La Bourse de Londres (LSE) connaît une forte baisse des introductions en bourse (IPO) cette année, avec seulement 1,6 milliard de livres sterling levés.
- Les offres sur sociétés déjà cotées dominent, tandis que les États-Unis attirent davantage les nouvelles entrées malgré un ralentissement général.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
La Bourse de Londres (LSE) connaît une période de faiblesse en matière d'introductions en bourse (IPO), contrastant avec les années précédentes et la performance des marchés américains.
Sécheresse à la City. Le London Stock Exchange (LSE), la Bourse de Londres, traverse une disette d’introductions en bourse (IPO, pour initial public offering, la première mise sur le marché des actions d’une entreprise).
Cette année, la valeur des offres portant sur des sociétés déjà cotées (takeovers et augmentations de capital) atteint environ 27 fois celle des nouvelles introductions en bourse, selon des données compilées par le Financial Times.
Une chute vertigineuse des IPO londoniennes
Le London Stock Exchange n’a enregistré que 16 nouvelles introductions en bourse depuis le début de l’année, contre 22 sur la période précédente. En valeur, ces entrées ne pèsent que 1,6 milliard de livres sterling (environ 1,8 milliard d’euros), très en retrait par rapport aux années précédentes. Un plancher, quand les années fastes dépassaient sans peine les 10 milliards de livres sterling.
Dans le même temps, la valeur des offres portant sur les entreprises déjà cotées a explosé, jusqu’à 43,9 milliards de livres sterling (environ 50,5 milliards d’euros). Les investisseurs préfèrent alimenter des sociétés établies plutôt que de miser sur des candidats fraîchement débarqués sur le marché.
Les États-Unis raflent la mise
Le mal n’est pas purement britannique. Aux États-Unis aussi le rythme des cotations ralentit, mais la valeur des nouvelles entrées reste nettement supérieure. Le Nasdaq a accueilli 47 sociétés sur la période, pour 13,3 milliards de dollars levés (environ 12,7 milliards d’euros).
Plusieurs facteurs rognent l’appétit des investisseurs : volatilité des marchés, incertitudes économiques et politiques monétaires restrictives des banques centrales, dont la hausse des taux d’intérêt a comprimé le goût du risque. Le Nasdaq et le NYSE continuent par ailleurs d’aspirer les grandes entreprises technologiques et les startups prometteuses, au détriment de Londres. SpaceX, par exemple, illustre la capacité du Nasdaq à accueillir des acteurs technologiques de très grande envergure. Alors que Londres peine à convaincre les entreprises de s’y introduire, les places américaines restent le théâtre des opérations les plus importantes et les plus suivies.
Pour endiguer l’hémorragie, le gouvernement britannique et le LSE explorent plusieurs pistes : simplifier les règles de cotation et réduire les coûts pour les émetteurs. LSEG a par ailleurs lancé une plateforme blockchain en partenariat avec Microsoft pour les fonds privés, dans l’optique de développer les actifs tokenisés et d’attirer les investisseurs institutionnels.
Questions ouvertes
- Les mesures du gouvernement britannique seront-elles efficaces ?
- Les entreprises continueront-elles de préférer les marchés américains ?





