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La Chine salue un accord USA-Iran, le G7 s'empare du dossier
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Le Figaro Actualités15.06.2026Monde7 dk okumaFrance

La Chine salue un accord USA-Iran, le G7 s'empare du dossier

L'essentiel

  • La Chine et la BCE saluent un accord USA-Iran sur le Moyen-Orient, tandis que le G7 à Evian discutera de ses conséquences.
  • Des réactions mitigées émergent, certains exprimant prudence ou critique.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Un accord a été annoncé entre les États-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, suite aux efforts de médiation du Pakistan. Cet accord est discuté par les dirigeants du G7.

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La Chine a accueilli avec satisfaction lundi l’annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, tout en rendant hommage aux efforts de médiation du Pakistan.

«La Chine se félicite que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord sur le contenu du mémorandum d’entente de première phase, et salue les efforts de médiation déployés par le Pakistan», a affirmé lors d’un point presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Au lendemain de l’accord entre les États-Unis et l’Iran, la présidente des députés de La France Insoumise (LFI) à l’Assemblée, Mathilde Panot, était l’invitée de France 2. «Tout ce qui permet d’arrêter cette guerre illégale est une bonne nouvelle. Vous me permettrez d’être prudente. Israël a violé absolument tous les cessez-le-feu», a jugé Mathilde Panot ce lundi.

À l’issue du G7, qui s’ouvre aujourd’hui à Evian, le président américain Donald Trump sera reçu à Versailles pour un dîner mercredi soir. Une invitation qui n’est pas du goût de l’Insoumise. «Emmanuel Macron aurait pu trouver mieux pour terminer son mandat qu’inviter en grande pompe un président suprémaciste», a-t-elle cinglé. Et de poursuivre : «La flatterie ne fonctionne pas. [...] Je crois qu’il n’y a rien sur lequel nous avons à remercier Donald Trump. Le président français n’a pas à dérouler le tapis rouge à cet individu».

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a estimé lundi que l’accord annoncé entre l’Iran et les États-Unis était une «bonne nouvelle», si toutefois «elle est confortée par les développements des jours qui viennent». «On ne peut que s’en réjouir», a-t-elle déclaré sur France Culture, «surtout si elle consacre l’ouverture et le déminage du détroit d’Ormuz».

Christine Lagarde a noté toutefois qu’il faudrait que la nouvelle soit «confirmée», car «on a été échaudés un certain nombre de fois par l’imminence d’un accord, mais il semble [...] que cette fois-ci ce soit le bon». Elle a cependant observé «qu’on n’a pas encore fini l’histoire et en particulier toute la question de l’enrichissement de l’uranium reste à débattre, à convenir et à conclure en forme d’accord, puisque c’était un des “buts” de cette guerre étrange».

«Le fait que la signature soit annoncée le jour de l’anniversaire du président Trump, la veille du début du G7 [d’Evian] qui commence ce [lundi] soir, avec une perspective de signature en Suisse, tout près d’Evian, tout ça n’est pas totalement anodin, il y a des communicants de grand talent qui prévoient les choses. Mais peu importe, à la limite, dès lors que ce serait vraiment la paix, on peut s’en réjouir», a déclaré Christine Lagarde.

Elle a aussi défendu la hausse de 0,25 point du taux directeur décidé jeudi dernier à l’unanimité par les membres de la BCE. «Moi, je dois tuer l’inflation parce que si elle sort de la bouteille, pour la faire rentrer ça sera beaucoup plus difficile, plus coûteux, et une situation inflationniste de long terme, ce n’est pas acceptable pour les consommateurs, pour les entreprises non plus», a-t-elle expliqué.

Le ministre israélien d’extrême droite chargé de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a critiqué lundi l’accord entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban, affirmant qu’Israël n’était pas lié par ses termes.

«L’accord de Trump ne nous engage pas, [...] nous ne sommes pas partie à cet accord. Il ne garantit pas notre sécurité», a affirmé Itamar Ben Gvir sur sa chaîne Telegram, dans ce qui constitue la première réaction d’un responsable israélien à cet accord conclu lundi.

«Nous ne devons nous contenter de rien qui soit en deçà du démantèlement du [mouvement islamiste libanais] Hezbollah. Nous ne devons pas nous retirer d’un seul pouce du territoire que nos soldats ont conquis et débarrassé des infrastructures terroristes [au Liban]», a-t-il ajouté.

Les grandes puissances du G7 vont discuter à partir de ce lundi à Évian, en France, des «conséquences» de l’accord conclu entre les États-Unis et l’Iran, dont «la réouverture» du détroit d’Ormuz «dans la durée», a déclaré Emmanuel Macron.

«L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran», a dit le président français dans une vidéo postée sur Instagram à son arrivée dans la ville sur les rives du lac Léman, où il accueillera ce lundi pour trois jours Donald Trump et les dirigeants de l’Allemagne, du Canada, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

À lire aussi «Que le pétrole coule à flots !» : les États-Unis et l’Iran parviennent à un accord qui met fin à la guerre

Ces questions seront aussi évoquées ce mardi en présence des dirigeants de l’Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar, a-t-il souligné.

«On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance» et donc «les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies», a expliqué Emmanuel Macron.

Nations Unies : «Il s’agit d’une étape cruciale vers un règlement pacifique du conflit», a souligné dans un communiqué le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, remerciant plusieurs pays pour leur rôle de médiateur, dont le Pakistan.

France : «L’objectif sera de voir les conséquences de cet accord, le soutien au Liban, la réouverture d’Ormuz dans la durée, et évidemment la conclusion d’un accord sur le nucléaire et le balistique en Iran», a dit le président français Emmanuel Macron dans une vidéo postée sur Instagram à son arrivée à Evian, sur les rives du lac Léman, où commence lundi un sommet du G7. «On regardera aussi les voies et moyens de diversifier les routes de l’énergie qui sortent de la région pour sortir de notre dépendance» et donc «les conséquences de la crise au Moyen-Orient sur nos économies», a-t-il expliqué.

Royaume-Uni : «Je tiens à féliciter le président Trump ainsi que les médiateurs du Pakistan, du Qatar et d’ailleurs qui ont contribué à cette avancée décisive. Nous appelons depuis longtemps à une désescalade, et c’est précisément le progrès que nous espérions voir se concrétiser», a réagi le Premier ministre britannique Keir Starmer dans un communiqué. «Il faut désormais se concentrer sur la mise en oeuvre intégrale du protocole d’accord afin de garantir la réouverture du détroit et de veiller à ce qu’il reste pleinement et définitivement ouvert, ainsi que sur la finalisation des détails de l’accord sur le nucléaire», a-t-il ajouté.

En Turquie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné dans un message posté sur le réseau social X de «la nécessité d’éviter toute rhétorique, toute provocation et toute action susceptible d’aggraver les tensions dans la période précédant la signature de l’accord, et de rester vigilant face à d’éventuels actes de sabotage».

Au Qatar, le ministère des Affaires étrangères du Qatar a exprimé dans un communiqué son «soutien total à tous les efforts et initiatives visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales».

Au Japon, la Première ministre Sanae Takaichi a déclaré qu’elle espérait que «la libre circulation et la sécurité de la navigation dans le détroit d’Ormuz soient effectivement garanties, et qu’un accord définitif sur la question nucléaire iranienne et d’autres sujets soit conclu dès que possible».

L’Australie a averti que «la poursuite de la retenue et un engagement constructif» seraient essentiels pour garantir une paix durable. «L’Iran doit répondre aux préoccupations de longue date concernant son programme nucléaire et la menace qu’il représente pour la sécurité internationale», ont déclaré le Premier ministre Anthony Albanese et la ministre des Affaires étrangères Penny Wong dans un communiqué conjoint.

En Nouvelle-Zélande, le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon s’est félicité lundi sur X de la réouverture du détroit d’Ormuz et a déclaré que «cela contribuera à rétablir des routes commerciales stables, à assurer l’approvisionnement en carburant et à maintenir notre économie en mouvement».

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Réouverture durable du détroit d'Ormuz

    Probable · Moyen terme

  • Conclusion d'un accord sur le nucléaire iranien

    Possible · Long terme

Questions ouvertes

  • L'Iran respectera-t-il l'accord sur le nucléaire ?
  • Israël acceptera-t-il les termes de l'accord ?
  • Les tensions régionales seront-elles durablement apaisées ?

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This article was originally published by Le Figaro Actualités.

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