La Fresque du climat placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de Paris
L'association, confrontée à des difficultés économiques et à une baisse de ses revenus en 2024, cherche à pérenniser sa mission.
L'essentiel
L’association La Fresque du climat a été placée en procédure de sauvegarde le 20 juillet par le tribunal des activités économiques de Paris en raison de difficultés financières, tout en assurant que ses activités et ateliers se poursuivent.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Créée en 2015, l'association La Fresque du climat organise des ateliers sur les causes et conséquences du réchauffement climatique.
La Fresque du climat a annoncé jeudi avoir été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal des activités économiques de Paris le 20 juillet. Cette décision intervient alors que l’association rencontre des difficultés économiques. Un administrateur a été nommé pour accompagner cette procédure.
« Nous avons choisi ce placement en sauvegarde pour nous donner une chance de mieux aborder l’avenir. Mais nous restons confiants, et nos ateliers continuent », a déclaré une responsable de la communication de l’association, confirmant une information du Monde.
« Renforcer durablement l’association »
La procédure de sauvegarde permet la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et le règlement des dettes. A son terme, un plan de sauvegarde peut être adopté ou, en l’absence de solution, déboucher sur un redressement judiciaire ou une liquidation. Sur LinkedIn, l’association indique que cette « procédure collective volontariste a pour objectif de permettre à l’association […] de pérenniser sa mission. »
L’association ajoute que ce dispositif doit lui permettre de « renforcer durablement l'organisation, faire évoluer le modèle » et assure qu’il « ne remet en aucun cas en cause notre mission en France et dans le monde ».
« Notre mission reste plus essentielle que jamais »
Créée en 2015, La Fresque du climat organise des ateliers consacrés aux causes et aux conséquences du réchauffement climatique. L’association affirme avoir sensibilisé près de 2,5 millions de personnes grâce à plus de 100.000 « fresqueurs » dans 170 pays et 45 langues.
Après avoir enregistré 8 millions d’euros de revenus en 2023, l’association fait état d’une baisse de 35 % en 2024, qu’elle attribue notamment au recul des préoccupations climatiques et à la diminution des budgets des entreprises finançant ces formations.
Notre dossier sur le changement climatique
Réduite à 12 salariés après une baisse de ses effectifs en début d’année et ne bénéficiant d’aucune subvention de l’Etat, elle rappelle enfin :
Questions ouvertes
- Quel sera le plan de sauvegarde adopté à terme ?
- L'association parviendra-t-elle à redresser ses comptes ?
