La Turquie s'inquiète pour ses investissements en Somalie
L'essentiel
- La Turquie, investisseur majeur en Somalie, s'inquiète d'une nouvelle guerre civile.
- Ankara a dépêché son numéro deux du renseignement à Mogadiscio lors des récentes tensions, qui ont causé 13 morts et 190 blessés.
- La Turquie cherche à protéger ses intérêts économiques et sécuritaires croissants dans le pays.
Résumé généré par IA
La Turquie a trop investi en Somalie pour voir le pays basculer à nouveau dans la guerre civile. Lors de la dernière poussée de tension dans le pays de la Corne de l’Afrique, jeudi 4 juin, Ankara a ainsi dépêché en urgence le numéro deux de son renseignement, Ahmet Cemalettin Çelik, qui a été le premier étranger à se rendre à Mogadiscio. Il est arrivé dans la capitale somalienne au début des affrontements entre des milices liées à l’opposition et l’armée fidèle au président, Hassan Cheikh Mohamoud, qui cherche à se maintenir au pouvoir. Les combats ont fait 13 morts et 190 blessés, d’après une note du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.
Depuis sa première visite à Mogadiscio en 2011, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a érigé la nation de la Corne de l’Afrique comme sa priorité absolue sur le continent. Ankara, premier partenaire sécuritaire de la Somalie et principal parrain du chef de l’Etat, y domine les secteurs de la construction, du développement, de la santé, et y dispose de sa plus grande ambassade et de sa seule base militaire à l’étranger – pour former l’armée somalienne. La Turquie compte capitaliser sur cette forte emprise : elle s’apprête à lancer des forages pétroliers offshore et à construire sa première base spatiale dans le désert somalien.






