Le « plan douane 2030 » débutera en Guyane pour lutter contre le narcotrafic
Le ministre des Comptes publics David Amiel a annoncé le déploiement de renforts humains et matériels en Guyane dès 2027.
L'essentiel
Le ministre des Comptes publics David Amiel a annoncé en Guyane le lancement dès 2027 du « plan douane 2030 », prévoyant 15 postes supplémentaires, un avion de surveillance et un scanner mobile pour renforcer la lutte contre le narcotrafic.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le gouvernement français déploie un plan douane pour faire face au trafic de cocaïne transitant par les départements d'outre-mer.
Le « plan douane 2030 » commencera en Guyane. « J’ai voulu, ici, en Guyane, lancer la première étape de ce plan dès 2027 […] nous sommes en première ligne de la lutte contre le narcotrafic, les contrefaçons, l’orpaillage… », a déclaré le ministre des Comptes publics David Amiel, en déplacement dans le département.
Lundi, lors de sa visite au Grand port maritime de la Guyane, David Amiel a détaillé une batterie de moyens destinés à lutter contre le trafic de drogue : 15 postes supplémentaires, soit une hausse de 10 % des effectifs douaniers, la location d’un avion Beechcraft pour surveiller la haute mer et, surtout, le déploiement d’un scanner mobile spécial (SMS) dans ce port d’où arrivent et partent les containers pour l’Europe.
Un scanner basse intensité pour les containers
Les douaniers disposent déjà d’un scanner basse intensité, embarqué à l’intérieur d’une camionnette, avec lequel ils scannent 93 % des containers destinés à l’export. Le nouvel appareil, dont la mise en service est attendue l’an prochain, permettra d’en scanner la totalité avec davantage de précision, a expliqué Gilbert Beltran, directeur général adjoint des douanes.
Début juillet, David Amiel avait annoncé un vaste « plan douane » de 419 millions d’euros pour faire face à la « déferlante » de drogues, notamment de cocaïne, promettant des recrutements et de déployer 25 scanners supplémentaires sur l’ensemble du territoire national d’ici 2030.
Un trafic tourné vers le grand port
L’an dernier, les douaniers ont saisi 466 kg de cocaïne en Guyane, ainsi que 70 kg de cannabis et 1.212 kg de tabac, selon des chiffres de la préfecture. Avec la mise en place en 2022 du dispositif « 100 % contrôle » à l’aéroport Félix-Eboué, unique porte de sortie par voie aérienne, les trafiquants s’étaient davantage tournés vers le Grand port maritime pour faire passer la drogue vers l’Europe. En avril 2024, 1,8 tonne de cocaïne y avait été interceptée, cachée dans des containers.
L’Etat considère que le « 100 % contrôle » exercé à l’aéroport est efficace. Le ministre de l’Intérieur a assuré en mai 2025 qu’il avait permis de diviser par dix le nombre de kilos de cocaïne interceptés à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle sur les vols en provenance de Guyane. « Ce qu’on a fait à l’aéroport, on va devoir le réussir au port », a déclaré le ministre devant les douaniers. Mardi, il se rendra à Saint-Laurent-du-Maroni, ville située face au Suriname et par laquelle transite une partie de la drogue destinée à l’Europe via la Guyane.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Visite de David Amiel à Saint-Laurent-du-Maroni mardi
Très probable · En quelques jours
Questions ouvertes
- Quels seront les résultats concrets de ce plan sur les saisies à partir de 2027 ?


