Le prix du SP95-E10 repasse au-dessus de 2 euros le litre : les facteurs de la flambée
L'essentiel
- Le prix du SP95-E10 a dépassé 2 euros le litre en France.
- Francis Pousse de Mobilians attribue cette hausse à l'augmentation du baril de pétrole (crise au Moyen-Orient, blocage du détroit d'Ormuz, Houtis), l'affaiblissement de l'euro et la fin des exportations de gazole russe vers certains pays.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Le prix du SP95-E10 a récemment dépassé les 2 euros le litre en France, suscitant des inquiétudes parmi les consommateurs et les distributeurs.
Alors que le prix du SP95-E10 est repassé au-dessus de la barre symbolique des 2 euros le litre lundi, Francis Pousse, président national de la branche Distributeurs Carburants et Énergies Nouvelles du syndicat Mobilians, explique mardi 21 juillet sur franceinfo cette nouvelle flambée des prix par plusieurs facteurs.
D'abord, "le fameux baril de pétrole qui a augmenté, il a tutoyé il y a quelques jours les 90 dollars". C'est dû à la crise actuelle au Moyen-Orient, et notamment le blocage du détroit d'Ormuz. Autre cause de l'augmentation : "On a un euro qui s'affaiblit légèrement donc ça ne nous aide pas puisqu'on achète en dollars", note Francis Pousse. Enfin dernier facteur : "La fin d'exportation du gasoil russe vers d'autres pays que l'Europe. Les pays type l'Inde par exemple qui s'approvisionnaient en gasoil russe sont obligés de venir chercher sur notre marché et ça, ça fait monter la cotation à Rotterdam du produit fini diesel." Le blocage exercé par les Houtis du Yémen sur l'Arabie saoudite en mer Rouge "fait encore une source d'inquiétudes de plus et donc potentiellement augmenter le cours du baril puisque derrière, on a des investisseurs qui jouent avec les risques, les tensions", explique Francis Pousse.
Des prévisions de prix "impossibles à faire"
Le président de la branche Distributeurs Carburants et Énergies Nouvelles de Mobilians précise que "les quatre mois qu'on a vécus nous montrent qu'on a eu des poussées puis des redescentes" des prix des carburants et que donc "les prévisions sont impossibles à faire" sur les tarifs à la pompe dans les prochaines semaines.
Quant à savoir si les stations-service profitent de la crise pour faire des bénéfices, c'est faux, soutient Francis Pousse : "En station-service, on n'a pas d'autre choix que d'appliquer la hausse puisque je rappelle que nos marges sont très contraintes à 3 centimes net, et c'est quelque chose qu'on n'apprécie pas non plus puisque, plus le carburant est élevé, moins on a de chance d'en vendre". Et il rappelle qu'il y a "un contrôle des marges toutes les semaines par la DGCCRF", la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.
Questions ouvertes
- Comment l'affaiblissement de l'euro va-t-il évoluer ?
- Les tensions en Mer Rouge vont-elles s'intensifier ?
- Quelles seront les prochaines mesures de la DGCCRF ?







