Les magistrats dénoncent le "cynisme" de Gérald Darmanin et lui retirent leur confiance
L'essentiel
L'Union syndicale des magistrats (USM) a déclaré que Gérald Darmanin a "perdu la confiance" des magistrats après le meurtre de Lyhanna, l'accusant de les avoir "jetés en pâture" et de ne pas assumer sa propre responsabilité politique.
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Pourquoi c'est important
L'Union syndicale des magistrats (USM) a exprimé sa perte de confiance envers Gérald Darmanin après le meurtre de Lyhanna, l'accusant de jeter les magistrats en pâture et d'éviter sa propre responsabilité.
Une charge très dure contre leur ministre de tutelle. Gérald Darmanin a "perdu la confiance" des magistrats pour les avoir "jetés en pâture" après le meurtre de Lyhanna, a estimé vendredi 26 juin leur principale organisation, l'Union syndicale des magistrats (USM), qui pose la question de la propre responsabilité politique du ministre de la Justice.
"Certains ont pu voir dans votre conduite le seul souhait de vous protéger et d'éviter que soit questionnée votre responsabilité comme garde des Sceaux mais également antérieurement comme ministre de l'Intérieur", a dénoncé le secrétaire général adjoint de l'USM, Aurélien Martini, selon le texte transmis à l'AFP, lue vendredi matin à une réunion sur les relations sociales dans les services relevant du ministère de la Justice. Selon le responsable syndical, le garde des Sceaux n'était pas présent. "La responsabilité des magistrats n'est pas taboue, dites-vous, monsieur le ministre. C'est vrai, la vôtre non plus", écrit Aurélien Martini, dont l'organisation a remporté environ 60% des voix aux dernières élections professionnelles.
"Cynisme" et "démagogie"
Avant même de recevoir avant la fin de l'été les conclusions de l'enquête administrative qu'il a diligentée, le garde des Sceaux a annoncé lundi des sanctions contre une substitut de la procureure d'Auch après un premier pré-rapport faisant état de dysfonctionnements graves dans le suivi de Jérôme Barella, le suspect de Lyhanna, 11 ans, signalé à plusieurs reprises à la justice pour des faits de pédocriminalité. "Monsieur le ministre, il y aura des boucs émissaires, nous l'avons compris. Si des fautes personnelles ont été commises, elles seront sanctionnées, nous n'avons aucune difficulté avec cela, mais votre responsabilité reste entière et nous saurons le rappeler et le faire savoir."
Le responsable syndical dénonce le "cynisme" et la "démagogie" d'un ministre qui privilégierait la "communication ministérielle" et a jeté "les magistrats en pâture à la colère légitime – mais toujours mauvaise conseillère –, qui s'est exprimée à travers tout le pays".
Questions ouvertes
- Quelles seront les conclusions de l'enquête administrative ?
- Comment Gérald Darmanin réagira-t-il à ces accusations ?






