Les prix du carburant au plus haut depuis près de quatre mois
L'essentiel
- Les prix du carburant en France ont atteint leur plus haut niveau en près de quatre mois, le gazole dépassant l'essence.
- Cette hausse est attribuée aux tensions au Moyen-Orient, malgré une récente baisse du prix du baril de Brent suite à des annonces de négociation.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Les prix du carburant en France ont augmenté pour la quatrième semaine consécutive, le gazole atteignant son plus haut niveau depuis mi-avril, en raison des tensions au Moyen-Orient.
Le pic de la montagne est-il atteint ? La semaine dernière, les prix à la pompe ont continué à grimper, selon les remontées officielles de l’État. Publiées ce lundi, celles-ci montrent que la facture du plein est au plus haut depuis près de quatre mois, en particulier dans le cas du gazole, qui a dépassé l’essence. Une dynamique prévisible, après le regain de tension au Moyen-Orient, mais qui reste redoutée, à l’heure où de nombreux automobilistes prennent la voiture depuis ou vers leur lieu de villégiature.
La semaine dernière, en moyenne, le prix du litre de gazole a ainsi coûté 2,2158 euros, un montant en hausse de cinq centimes sur sept jours. Il s’agit de la quatrième semaine d’inflation consécutive : début juillet, chaque litre coûtait 35 centimes de moins, soit 17,5 euros de moins pour un plein de 50L. Le gazole n’avait pas été aussi cher depuis mi-avril : à l’époque, il avait atteint son sommet historique, à plus de 2,31 euros le litre, la semaine du 10 avril.
Dans le cas de l’essence, la semaine dernière, le SP95 coûtait 2,0659 euros, le SP95-E10 2,0235 euros et le SP98 2,0889 euros, selon les données de l’État. Si ces montants ont globalement stagné sur sept jours, la facture reste malgré tout au plus haut depuis mi-mai. Le record atteint alors n’est pas loin, quatre centimes supplémentaires seulement au litre.
L’augmentation de la facture du plein était attendue : ces dernières semaines, le regain de tensions au Moyen-Orient a entraîné, sans surprise, les prix du pétrole dans son sillage. Le baril de Brent restait à un niveau élevé, autour de 90 dollars, dans l’attente d’évolutions dans le conflit entre Téhéran et Washington. Depuis, l’annonce «d’une négociation», par Donald Trump, a ramené les prix sur Terre : le baril s’affichait, ce lundi après-midi, à 83,4 dollars. Et ce, malgré un démenti iranien : «Nous ne négocions pas avec les États-Unis en ce moment. Nous négocions avec Oman pour sécuriser un passage dans le détroit d’Ormuz», a nuancé Esmaïl Baghaï, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Les prix du carburant pourraient se stabiliser ou baisser si les tensions au Moyen-Orient s'apaisent et si les négociations progressent.
Possible · En quelques semaines
Questions ouvertes
- Comment les négociations entre l'Iran et Oman affecteront-elles le détroit d'Ormuz ?
- L'annonce de Trump mènera-t-elle à de réelles négociations avec l'Iran ?



