Michael Olise, la nouvelle star des Bleus
L'essentiel
- Michael Olise, brillant lors du match contre le Sénégal, s'affirme comme un joueur clé pour l'équipe de France.
- Après une saison exceptionnelle au Bayern Munich, il est attendu comme une figure majeure pour le Mondial 2026.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Michael Olise, footballeur franco-algérien-nigérian, né à Londres, a choisi de représenter la France. Il a joué pour les équipes de jeunes avant d'intégrer l'équipe A et a remporté une médaille d'argent aux JO de Paris sous Thierry Henry.
En pleine lumière. Auteur d’une prestation brillante face au Sénégal (3-1), mardi, en tout cas en deuxième période, Michael Olise a été le principal détonateur du succès tricolore. Convoqué pour la première fois en septembre 2024 avec les A, l’international tricolore (18 sél., 7 buts) de 24 ans semble destiné à jouer un rôle majeur avec les Bleus au Mondial 2026, après une saison déjà étincelante au Bayern. Et donc à se faire une place de choix dans le cœur des Français. À la découverte de la nouvelle star des Bleus.
Déjà souverain en Allemagne
Auteur de 22 buts et 31 passes décisives en 52 matchs cette saison, toutes compétitions confondues, dont 15 buts et 21 passes décisives en 32 matchs de Bundesliga, Michael Olise a été désigné meilleur joueur de la saison en Allemagne. Et ce après avoir hérité du titre de Rookie de l’année en 2024-25, pour sa première saison outre-Rhin. Rappelons que le FC Bayern a déboursé 53 millions d’euros pour se l’offrir à l’été 2024. Sous contrat jusqu’en 2029 à Munich, l’international tricolore est tout simplement intransférable.
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Antistar
Certains aiment se mettre en avant, faire parler d’eux, se livrer en pâture sur les réseaux sociaux. Pas Michael Olise, l’antistar par excellence. Il ne donne que très peu d’interviews, quasiment jamais en fait, et se fait globalement rare dans les médias. Ce n’est d’ailleurs pas le plus expansif dans le vestiaire tricolore. Un garçon discret, d’apparence introverti. «C’est quelqu’un de très jovial, on l’aime tous, corrige Manu Koné. Je l’ai eu dans les équipes de jeunes, en Espoirs, en U20 et aux JO, on a passé de très bons moments, il est très drôle ce qui est bien pour l’équipe», décrit-il, évoquant «quelqu’un de calme». Pour renforcer ce côté antistar, sachez qu’il est l’un des rares joueurs de ce standing sans contrat de sponsoring avec un équipementier sportif. Il n’est par ailleurs l’égérie d’aucune marque. Pour vivre heureux, vivons cachés.
Un mentor nommé Thierry Henry
Alors qu’il aurait pu disputer l’Euro avec l’Angleterre, Michael Olise a privilégié la France et les Jeux de Paris. Médaille d’argent à la clé, sous les ordres de Thierry Henry. «Une légende ! J’ai pu apprendre de nouveaux aspects que j’intégrais à mon jeu, comprendre sa vision. Nous avons une compréhension similaire du football. Souvent, je voyais comment il pensait une chose, il s’intéressait à l’inverse à comment je voyais les choses et nous discutions de tout ça», a-t-il expliqué à L’Équipe . Dans son costume de consultant, sur Fox, «Titi» Henry ne tarit pas d’éloges sur son ancien protégé. «Il ne joue pas le jeu, il le pense», explique-t-il, allant ainsi dans le sens de Vincent Kompany, coach du Bayern, qui parle d’un joueur «cérébral».
Il avait le choix entre quatre sélections…
Citoyen du monde. S’il représente la France depuis toujours à l’échelon international (voir par ailleurs), Michael Olise est né et a grandi à Londres. C’est d’ailleurs sur les bords de la Tamise qu’il se sent chez lui. Sa mère est Franco-algérienne et son père et Nigérian. France, Angleterre, Algérie et Nigeria, pas un mais quatre mais pour Michael Olise !
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… Mais ses idoles de jeunesse étaient françaises
S’il a privilégié l’équipe de France, c’est que les joueurs qu’il suivait en étant jeune s’appelaient Zinédine Zidane, Thierry Henry ou encore Franck Ribéry. «Et je venais toujours en France quand j’étais petit. Ça m’a semblé plus naturel», explique-t-il à Highs Nobiety, avouant parler «français pratiquement tout le temps» avec sa mère. Lors de sa première convocation en Bleu, il avait expliqué ceci : «Ma mère vient de France. Quand j’étais petit, je suis venu ici. J’ai toujours eu cette connexion avec la France». À noter que depuis les U18 et jusqu’aux JO 2024, à Paris, l’intéressé a toujours joué pour la France.
Seul Bleu déraciné
S’il a toujours porté les couleurs de la France en sélection, Michael Olise est le seul joueur de l’équipe de France actuelle qui n’a jamais évolué au sein d’un club hexagonal. Il n’a connu que l’Angleterre et le Bayern Munich jusqu’ici. Maintenant, il n’y a plus guère que le Paris-SG pour l’accueillir, en termes d’ambitions et de moyens. Mais ce ne sera pas pour cet été…
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Sans club en 2017
Le début de carrière de Michael Olise n’a pas été un long fleuve tranquille. Passé par les équipes de jeunes d’Arsenal (2009) et Chelsea (2009-16), il a passé quelques semaines sans club après son départ de Manchester City (2016-17). Les recruteurs de Reading, alors en Championship (D2 anglaise), avaient la bonne idée de lui donner sa chance. Bingo. C’est avec les Royals que le natif de Londres, d’abord utilisé au sein des équipes de jeunes, faisait ses débuts avec les professionnels, le 12 mars 2019, contre Leeds (défaite 0-3). Sa première titularisation quatre jours plus tard, face à Stoke (0-0).
À partir de début 2020, il a régulièrement joué avec le Reading FC. Bilan ? 7 buts et 14 passes décisives en 73 matchs. Assez pour passer un cap en rejoignant Crystal Palace, en 2021, avec 16 buts et 25 passes décisives en 90 matchs. Le tout avant de basculer dans le grand monde au Bayern.
Kaizen, une philosophie de vie
Kaizen, c’est ce processus d’amélioration continu en provenance du Japon. Une philosophie que Michael Olise a adoptée, allant jusqu’à même se faire tatouer ce mot. «Tout est parti d’une conversation au centre d’entraînement de Crystal Palace. L’un des entraîneurs parlait du kaizen. Ensuite, je me suis renseigné sur le sujet. C’est l’idée de s’améliorer chaque jour, petit à petit, jusqu’à atteindre un certain niveau. Je me reconnais dans cette philosophie», raconte-t-il à Highs Nobiety, lui qui a fait faire son premier tatouage à 18 ans.
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Un frère à Chelsea
Âgé de 21 ans, Richard Olise suit les traces de son grand frère. Lui aussi natif de Londres, le jeune frère de Michael aspire à embrasser une carrière de footballeur. Appelé avec les U18 anglais en 2021, cet arrière droit a fait ses classes à Chelsea, lui qui est en fin de contrat cet été. S’il est apparu une fois dans le groupe pro en début de saison, à Astana, en C4, il n’a jamais joué en équipe première. «Pour être honnête, nous ne parlons jamais de football. Nous baignons tous les deux tellement dedans… Nous parlons de la vie», jure l’aîné.
Amateur d’échecs
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Michael Olise jouera un rôle majeur lors du Mondial 2026.
Très probable · En quelques années
Il deviendra une figure emblématique de l'équipe de France.
Probable · En quelques années
Questions ouvertes
- Quelle sera sa place exacte dans le onze titulaire ?
- Comment gérera-t-il la pression médiatique ?


