Mort d'un bébé de 7 mois à Bethléem : le père dévasté face aux photos des funérailles
L'essentiel
- Fahed Abou Haikal, en banlieue de Bethléem, revoit les photos des funérailles de son fils Sam, 7 mois, tué d'une balle dans la tête par un soldat israélien le 5 juin.
- Il refuse les clichés montrant son enfant défiguré, exprimant son épuisement face au deuil et aux sollicitations médiatiques.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Fahed Abou Haikal, père de Sam, 7 mois, tué par un soldat israélien, exprime son deuil et son refus de voir des photos de son fils défiguré, une semaine après le drame.
Dans le salon de sa maison, en banlieue de Bethléem, Fahed Abou Haikal passe en revue les photos du Figaro, prises lors des funérailles de son fils, Sam. « Je ne veux pas de photos de mon fils défiguré », tranche-t-il d’une voix dure, épuisé par une semaine de deuil et de sollicitations médiatiques. Sur l’écran, le photographe fait défiler les clichés. Le petit corps emmailloté dans un drapeau palestinien, porté sur une civière, ou dans les bras de son père. Étendu sur le tapis de la mosquée, devant l’assemblée alignée, épaule contre épaule. « Pas celle-ci, pas celle-ci », murmure Fahed Abou Haikal, courbé sur son canapé, la tête presque engloutie dans ses larges épaules. Le visage du petit Sam affleure parfois, entre les plis rouges, verts et noirs du drapeau, et sa pâleur de cire dément l’apparente tranquillité de ses traits.
Sam Abou Haikal a été tué d’une balle dans la tête, juste au-dessous de l’œil. Il avait 7 mois. Le 5 juin, un soldat israélien a tiré sans sommation sur…
Questions ouvertes
- Quelles étaient les circonstances exactes du tir ?
- Y aura-t-il une enquête sur l'incident ?
- Quelle sera la réaction des autorités israéliennes ?




