Paris: 3 présentés à un juge pour violences sexuelles dans le périscolaire
L'essentiel
- Trois animateurs (2 hommes, 1 femme, 30-51 ans) seront présentés à un juge d'instruction à Paris le 22 mai pour des gestes sexuels sur une vingtaine d'enfants.
- L'enquête porte sur des faits dans le 7e arrondissement.
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Trois personnes seront présentées vendredi 22 mai à un juge après le coup de filet mercredi dans le cadre des violences sexuelles dans le périscolaire à Paris, a indiqué jeudi 21 mai le parquet.
Elles seront présentées à un juge d’instruction vendredi, sont « deux hommes et une femme, animateurs, âgés entre 30 et 51 ans ».
« Elles se voient reprocher des gestes à caractère sexuel », précise le ministère public.
Le parquet va ouvrir une information judiciaire dont « le périmètre sera précisé vendredi, et portant sur des faits commis au préjudice d’une vingtaine d’enfants ».
L’enquête, ouverte sur des faits « dénoncés dans le périscolaire concernant les écoles Saint-Dominique, Rapp et La Rochefoucauld » dans le 7e arrondissement, avait donné lieu au placement en garde à vue de 16 personnes mercredi.
Treize d’entre elles ont donc été levées.
Au cours de la procédure, « 44 enfants ont été entendus » par la Brigade de protection des mineurs, ajoute le ministère public.
Les parents « de tous les enfants se sont vu proposer pour leur enfant d’une part qu’il soit entendu par un expert psychologue afin de permettre un cadre d’audition complémentaire ».
Et d’autre part, il leur a été proposé « un examen médico-légal – il a été tenu compte de leur avis pour y recourir ou non », poursuit le parquet.
Une « magistrate, assistée de deux personnes », s’est consacrée « à temps plein, tout au long de cette semaine, à l’analyse de cette procédure ».
Nouvel état des lieux
Le parquet a aussi « sollicité Paris Aide aux Victimes afin que les parents de tous les enfants soient contactés dans la journée de vendredi, afin de devancer le rythme procédural ».
Il s’agit aussi de « les informer de l’orientation adoptée concernant leur enfant, avant même que les avis officiels ne leur soient notifiés formellement dans les semaines ou mois à venir ».
Par ailleurs, concernant les différentes enquêtes relatives à des faits « susceptibles d’avoir été commis dans le milieu scolaire ou périscolaire », le parquet de Paris dresse un nouvel état des lieux.
« Une centaine d’enquêtes concernent les écoles maternelles, une vingtaine les écoles primaires, une dizaine les crèches », établit ainsi le ministère public.
Une « vingtaine ont été classées ou transmises pour appréciation ».
Et le parquet a ouvert trois informations judiciaires, et trois personnes ont été mises en examen, dont l’une a été placée en détention provisoire, apprend-on encore.
Cinq dossiers ont « été audiencés, dont un est en attente de délibéré ».
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