Paul Seixas, la fierté du Beaujolais au Tour de France
L'essentiel
- Paul Seixas, 19 ans, quatrième au classement général du Tour de France, suscite une immense fierté dans le Beaujolais et à Villefranche-sur-Saône, sa région d'enfance.
- Ses performances exceptionnelles au VCVB et au Lyon Sprint Evolution inspirent un nouvel engouement pour le cyclisme local.
Résumé généré par IA
Pourquoi c'est important
Paul Seixas, 19 ans, est actuellement quatrième au classement général du Tour de France, suscitant une grande fierté dans sa région d'origine, le Beaujolais, où il a été formé dans des clubs locaux.
C'est le premier Français au classement général du Tour de France, et il fait la fierté du Beaujolais, où il a passé une partie de son enfance. Paul Seixas, 19 ans, est quatrième du général pour l'instant. Les habitants de Villefranche-sur-Saône – qu'on appelle les Caladois – et du Beaujolais, au nord de Lyon, n'ont leurs yeux que pour le prodige du cyclisme français formé au Vélo club de Villefranche.
Tout le monde ici ne parle que du jeune coureur avec une certaine fierté. Mouss passe presque tous ses après-midis devant la télévision à chercher du regard le numéro de dossard 51. "C'est un bonheur, c'est une fierté, c'est le Beaujolais, c'est la classe !", lance-t-il. Paulo aussi a le sourire rien que d'en parler : "On est tous fiers de lui, il a réussi à montrer quelque chose, j'espère qu'il montrera beaucoup plus. On est derrière lui."
Le jeune Caladois est au centre des conversations que ce soit à Villefranche ou encore à Anse, juste à côté, où il a passé une partie de son enfance. "On discute avec un petit café le matin, on discute le soir. Ça se parle tout le temps, les gens sont contents et fiers, bien sûr."
"Paul, c'est une machine"
Il aurait aimé partir quelques jours dans les Alpes, se poster le long du parcours, apercevoir le Rhodanien, l'encourager, mais impossible. Il y a trop de travail en ce moment pour Cyril, cet ouvrier déçu aussi de ne pas pouvoir aller le voir en vrai sur le bord de la route du Tour. Il a aussi une bonne raison : c'est le mécano du VCVB, le club où est passé Paul Seixas. Et il prépare les courses à venir. "Je pense que tout le club est fier de le suivre, de voir ses performances actuelles, raconte Cyril. C'est quand même une performance exceptionnelle à son âge, on espère tous qu'il accroche le podium."
Cyril y croit. Tout comme Anthony Barle, le manager général du VCVB, qui n'est pas surpris par ses performances. "Comme disait son père : 'Paul, c'est une machine'. Quand il nous disait ça en U17, on le comprenait, mais on se demandait, et en fait il avait raison. Il est extraordinaire, c'est quelqu'un qui est au-dessus de tout." Et qui est resté le même qu'à l'époque. "C'est un garçon qui était un peu dans son monde, déjà atypique dans sa façon d'être pour son âge, un garçon qui aimait juste s'amuser sur son vélo, se souvient Anthony Barle. Moi, j'aimais le voir courir, c'était la fougue."
"Quand Paul Seixas avait décidé d'attaquer, il attaquait. Sur n'importe quelle course de n'importe quel niveau. Plus l'événement était gros, plus il était bon."
Anthony Barle, manager général du VCVB
à franceinfo
Celui qui a entraîné Paul Seixas avant de passer pro fait un pronostic : "Il va être très bon, j'en suis persuadé, sur cette troisième semaine, et je suis sûr qu'il va aller chercher une étape." Il parie sur celle de vendredi, la première arrivée à l'Alpe d'Huez. En attendant, quel que soit le résultat, les Caladois vont continuer à pousser Paul Seixas pour accrocher, pourquoi pas, un podium pour son premier Tour.
Sur les routes, la "Seixasmania" grandit. Dans les clubs aussi, où les demandes de licence pour la rentrée font le plein. C'est le deuxième effet Seixas. Engouement qui se verra bien sûr aussi au bord des routes jeudi avec toutes les pancartes le long de la 18e étape, de Voiron à la station de ski d'Orcières Merlette, étape de montagne de 185 km avec cinq ascensions, dont la montée finale classée en première catégorie.
"Un moteur de Ferrari dans une carrosserie de Twingo"
Tous les matins, c'est le même rituel. La foule qui se presse autour du car de l'équipe de Paul Seixas, surtout des jeunes. "Depuis qu'il y est, je regarde toutes ses courses", lance un fan. "C'est vrai que ça donne envie de faire du vélo. Quand tu le vois faire, c'est hallucinant !" Et comme Tom, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir faire comme le champion de 19 ans.
"Tous les ans, on fait un essai pour ceux qui veulent venir en septembre", raconte Marc Pacheco, entraîneur au Lyon Sprint Evolution, le club des débuts de Paul Seixas.
"En général, il y a une trentaine de demandes, là on est à 60. Et je suis sûr qu'on va passer à 80."
Marc Pacheco, entraîneur au Lyon Sprint Evolution
à franceinfo
"Notre problème, ce n'est pas l'arrivée des gamins, c'est l'encadrement, les bénévoles, précise-t-il. On fait des groupes de douze, il faut un éducateur devant et un éducateur derrière, comment on va faire ? On va faire un tri entre les compétiteurs et les promeneurs."
Mais malgré le casse-tête, c'est bien sûr la fierté qui domine aujourd'hui. "C'est une fierté immense pour notre club, pour tous les dirigeants qui s'en sont occupés, poursuit-il. Il avait un moteur de Ferrari dans une carrosserie de Twingo. Il y a une fierté de dire : 'Je l'ai eu à ses débuts'." Et d'ajouter que l'actuel quatrième du Tour de France lui a même promis de repasser par le club, un mercredi, voir la relève.
À surveiller
Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes
Paul Seixas sera très bon sur la troisième semaine du Tour et remportera une étape.
Probable · En quelques jours
Questions ouvertes
- Paul Seixas atteindra-t-il le podium du Tour de France ?
- Remportera-t-il une étape, notamment celle de l'Alpe d'Huez ?
- Comment les clubs cyclistes locaux géreront-ils l'afflux de nouvelles demandes de licence ?




