Dernière minute
CN巴威颱風發布海上警報 週五起風雨劇烈RUСпасатели предупредили о непогоде в Московской области 10 июляFRFan-zones à Lyon : l'opposition demande leur installation rapide avant le quart de finaleTRKartal'da Kan Donduran Cinayet: İş Arkadaşı Annesini Öldürüp Altınlarını ÇaldıESAprueban reformas clave en dependencia y discapacidad en EspañaESAyuso roba a Vox la bandera del no nacido para blindar su mayoría absolutaIN12-Year-Old Canadian Girl Goes Viral for AI ReceptionistINTLDEA Agent Kills Man Serving Drug Warrant in MemphisRUРост денежной массы и инфляции исключает дальнейшее снижение ставки ЦБ РФDESAP wehrt drohende EU-Strafe wegen Wettbewerbsverstößen abCN巴威颱風發布海上警報 週五起風雨劇烈RUСпасатели предупредили о непогоде в Московской области 10 июляFRFan-zones à Lyon : l'opposition demande leur installation rapide avant le quart de finaleTRKartal'da Kan Donduran Cinayet: İş Arkadaşı Annesini Öldürüp Altınlarını ÇaldıESAprueban reformas clave en dependencia y discapacidad en EspañaESAyuso roba a Vox la bandera del no nacido para blindar su mayoría absolutaIN12-Year-Old Canadian Girl Goes Viral for AI ReceptionistINTLDEA Agent Kills Man Serving Drug Warrant in MemphisRUРост денежной массы и инфляции исключает дальнейшее снижение ставки ЦБ РФDESAP wehrt drohende EU-Strafe wegen Wettbewerbsverstößen ab
Newsgather
BackProcès en appel : Nicolas Sarkozy convoqué pour témoigner sur le financement libyen
Procès en appel : Nicolas Sarkozy convoqué pour témoigner sur le financement libyen
En développement
France24 France29.04.2026Politique3 dk okumaFrance

Procès en appel : Nicolas Sarkozy convoqué pour témoigner sur le financement libyen

L'ancien président français doit être entendu ce mercredi 29 avril, tandis que son ancien bras droit Claude Guéant, malade, contredit ses déclarations depuis chez lui

L'essentiel

  • Nicolas Sarkozy comparaît en appel pour les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007.
  • L'ancien président, déjà condamné à cinq ans de prison ferme en première instance, doit être entendu ce mercredi 29 avril.
  • Son ancien bras droit Claude Guéant, 81 ans, absent pour raison médicale, a produit des attestations contredisant la version de Sarkozy, notamment sur la question d'Abdallah Senoussi, le beau-frère de Kadhafi.

Résumé généré par IA

Pourquoi c'est important

Ce procès en appel fait suite à la condamnation de Nicolas Sarkozy en première instance pour association de malfaiteurs dans l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L'accusation repose sur des allégations de discussions entre Claude Guéant, Brice Hortefeux et des responsables libyens concernant un financement occulte, en échange de contreparties diplomatiques et de l'examen de la situation judiciaire d'Abdallah Senoussi.

Taille de police

Au procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy est rappelé mercredi 29 avril à la barre, où il doit être interrogé sur deux écrits de son ancien bras droit Claude Guéant. Malade, l'ancien secrétaire général de l'Élysée ne peut assister aux débats. Il a appris à distance la mise en cause de sa probité par Nicolas Sarkozy, suggérant devant la cour d'appel de Paris que son ancien collaborateur, certes « remarquable », avait pu aussi être mû par une démarche d'enrichissement personnel.

Claude Guéant, 81 ans, a répliqué par des attestations datées des 11 et 26 avril : sans l'incriminer frontalement, il y contredit l'ancien chef de l'État et fait voler en éclats leur front jusqu'alors uni. Rouage essentiel de la conquête de l'Élysée puis de l'exercice du pouvoir, l'ancien préfet n'a jamais fait que « suivre [les] instructions » de Nicolas Sarkozy, insiste-t-il.

À ce procès, qui s'achèvera fin mai avant une décision en novembre, se joue pour Nicolas Sarkozy son honneur d'ancien président et sa liberté de citoyen, lui qui a déjà passé 20 jours derrière les barreaux après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison ferme pour association de malfaiteurs. Il avait été reconnu coupable d'avoir laissé Claude Guéant et son ami Brice Hortefeux discuter d'un financement politique occulte auprès des autorités libyennes, ce que les trois hommes nient.

En échange, les Libyens auraient réclamé des contreparties diplomatiques, économiques mais aussi l'examen de la situation judiciaire du beau-frère du dictateur Mouammar Kadhafi et n°2 du régime, Abdallah Senoussi. Celui-ci était visé par un mandat d'arrêt international après sa condamnation en France à la réclusion à perpétuité pour avoir commandité l'attentat contre le DC-10 d'UTA, qui avait fait 170 morts en 1989.

Il devrait de nouveau être beaucoup question de Senoussi lors de cette cinquième journée d'interrogatoire de Nicolas Sarkozy. A-t-il demandé à son secrétaire général, en présence et à la demande de Mouammar Kadhafi, d'examiner le sort de celui que la France considère comme un terroriste, à la fin d'un dîner officiel à Tripoli le 25 juillet 2007 ? Condamné en première instance à six ans de prison ferme pour une série de délits, Claude Guéant l'affirme, mais Nicolas Sarkozy a opposé « le démenti le plus formel ».

Autre sujet, une réunion en Libye fin 2005, à laquelle auraient pris part son ami et ancien avocat, Thierry Herzog, et son confrère Francis Szpiner, sur l'examen juridique de la situation de Senoussi, selon divers éléments recueillis pendant l'enquête. Après avoir affirmé n'en avoir rien su, Nicolas Sarkozy juge désormais crédible ce déplacement, au vu des éléments du dossier. Mais il assure ne pas en être à l'origine et a répété à l'audience que « personne ne l'avait informé de cette réunion ». Claude Guéant écrit pourtant que « Thierry Herzog a parlé au président du mandat qu'il avait reçu » sur ce sujet.

Cet épisode et le dîner de Tripoli, poursuit Claude Guéant, ont rendu « naturelle, et même incontournable » l'évocation de sa part de sa propre réunion occulte avec Senoussi, un tête-à-tête le 1er octobre 2005 dont il avait précédemment affirmé qu'il n'avait pas le souvenir d'en avoir informé Nicolas Sarkozy. L'accusation est convaincue que le « pacte de corruption » s'est noué lors de cette réunion, juste avant un voyage officiel de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur.

Enfin, affirme Claude Guéant, l'ancien président était «forcément au courant» de ses quatre voyages en Libye entre 2008 et 2010, effectués «à [sa] demande», sur des sujets diplomatiques et commerciaux. Nicolas Sarkozy explique n'en avoir guère le souvenir. «Ce que je sais, c'est que rien n'a été engagé en faveur d'Abdallah Senoussi. Rien n'a été promis», a-t-il martelé.

Sur ce point, Claude Guéant ne le contredit pas : s'il s'est renseigné sur la situation judiciaire du Libyen, c'était en pleine conscience que rien n'était possible. Et s'il a pu «laisser les choses en suspens» auprès des autorités libyennes jusqu'en 2009, c'était «pour ne pas être trop brutal» dans une relation diplomatique renaissante, explique-t-il. Sollicité, l'avocat de Claude Guéant, Me Philippe Bouchez El Ghozi, s'est refusé à tout commentaire, tout comme l'entourage de Nicolas Sarkozy.

À surveiller

Perspective IA — des possibilités, pas des certitudes

  • Nicolas Sarkozy sera entendu à la barre le 29 avril comme prévu

    Très probable · En quelques jours

  • Le procès devrait se terminer fin mai 2026

    Très probable · En quelques semaines

  • La décision sera rendue en novembre 2026

    Très probable · En quelques mois

Questions ouvertes

  • Nicolas Sarkozy était-il réellement au courant des réunions avec Senoussi ?
  • Quel rôle exact a joué Thierry Herzog dans ces négociations ?
  • Les contreparties promises aux Libyens ont-elles été accordées ?

Sujets liés

This article was originally published by France24 France.

Articles liés

Plus sur ce sujetnicolas sarkozy